par Le miroir et sa réflexion
Thème : santé 3.2
L’industrie pharmaceutique est en conflit d’intérêts. D’un côté son but officiel est de maintenir la population en santé mais, par ailleurs, comme il s’agit d’entreprises à but lucratif, elles ont, de toute évidence, avantage à ce que les gens soient plus malades et dépendants de leurs médicaments. Elles n’ont aucun intérêt (financier) à investir dans la prévention et l’éducation. Elle diront, bien sûr, que ce n’est pas leur rôle.
De plus elles n’ont aucun intérêt à faire de la recherche pour valider les nombreuses plantes médicinales et autres produits naturels, remèdes traditionnels dits de grand-mère, autochtones, chinois etc. L’argent investi pour démontrer, par exemple, que le pissenlit pourrait guérir telle maladie serait de l’argent perdu pour elles étant donné que le pissenlit est accessible facilement et gratuitement. Elles doivent trouver des médicaments qu’elles peuvent breveter et vendre en pilule pour rentabiliser leurs investissements en recherche.
Non seulement cette industrie prive les gens de remèdes peu coûteux, mais elle tente de discréditer ceux qui en font la promotion et cherche à les pousser dans l’illégalité.
Comme il semble y avoir une proposition à Québec-Solidaire de mettre sur pied une entreprise de l’État en recherche pharmaceutique (Pharma-Québec), nous proposons d’ajouter à son mandat la recherche pour : 1- valider scientifiquement (ou invalider, selon le cas) le plus possible des ces produits naturels et accessibles connus, 2- les reconnaître officiellement et promouvoir leur utilisation, 3- mettre les résultats des recherches à la portée de tous (sur un site internet par exemple).
Il semble qu’il existe déjà de nombreuses recherches sur tous ces produits supposés favoriser la santé. Il s’agirait d’en confier l’inventaire et l’analyse à des chercheurs compétents. Nous croyons que cette politique pourrait favoriser une baisse des coûts des médicaments dans les hôpitaux et les pharmacies, donc une baisse des dépenses gouvernementales. Elle aurait aussi pour effet de rassurer la population sur l’usage des produits alternatifs, souvent considérés comme suspects actuellement. De plus elle permettrait, dans une certaine mesure, de développer des emplois (herboristerie, culture, cueillette et conditionnement des plantes).
Enfin, contrairement aux entreprises pharmaceutiques à but lucratif, Pharma-Québec ne serait pas en conflit d’intérêt puisque, les résultats de ses études, combinés à une politique d’éducation et de prévention, serviraient à améliorer la santé des Québécois et à réduire les dépenses publiques en santé.
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