Compte rendu
Le 14 juillet 2011, à l’invitation de deux membres de Québec solidaire, se réunissaient les six personnes suivantes pour réfléchir et contribuer à définir ce que pourrait être une politique culturelle pour le Québec de demain qui soit progressiste et respectueuse de l’ensemble de ses citoyens. Le secteur d’activités qui regroupait naturellement ces personnes était la littérature et c’est sur cette discipline artistique qu’elles étaient invitées à réfléchir.
Le cercle donc était composé de Louise Desjardins, auteure (poésie, roman, nouvelles, biographie) et enseignante en littérature au collégial à la retraite; Élisabeth Carle, auteure (nouvelles, roman) et bénévole dans une bibliothèque d’un quartier rural de Rouyn-Noranda; Jocelyne Saucier, auteure (roman) et bénévole dans une bibliothèque d’un quartier rural de Rouyn-Noranda également; Louis Dallaire, directeur général du réseau régional Biblio de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord du Québec (regroupement des bibliothèques de quartiers); Fernand Bellehumeur, auteur (roman, essai) et président d’une toute nouvelle maison d’édition en Abitibi-Témiscamingue, les Éditions du Quartz ; Jean-Guy Côté, enseignant à la retraite en théâtre et en littérature au collégial et au baccalauréat en enseignement du français au primaire et au secondaire, codirecteur artistique et général du Théâtre du Tandem (compagnie professionnelle de création et production théâtrale en région), directeur artistique de l’Agora des Arts (centre de production en arts de la scène et diffuseur spécialisé en théâtre) et metteur en scène.
L’ordre du jour de la rencontre était le suivant :
-Présentation de la démarche
-Politiques culturelles relatives aux artistes (écrivains)
-Politiques culturelles relatives aux publics (lecteurs)
-Politiques culturelles relatives aux agents entre ces deux composantes essentielles de la littérature (édition, promotion et mise en valeur, conservation, distribution, éducation, etc.)
Cette division des points de discussion convient aux participantes et participants. Dans la suite du texte, la forme masculine comprend aussi les personnes de sexe féminin. Deux personnes avaient fait parvenir aux membres du cercle quelques considérations et statistiques pouvant servir d’amorce à la discussion (documents joints à ce compte rendu) alors qu’une autre avait signifié qu’elle aimerait que soit abordé les questions suivantes : l’enseignement de la littérature, la place de la littérature dans les salons du livre, la part congrue faite à la littérature québécoise dans la promotion des livres et de la lecture dans les médias.
Les écrivains
Une part importante du revenu des écrivains provient du système de bourses actuellement en vigueur. La politique culturelle de Québec solidaire devrait tenir compte des remarques qui suivent sur ce mode de rémunération des écrivains. Indépendamment d’une politique plus globale sur la question du revenu minimal garanti pour tous, le système de bourses aux écrivains doit être maintenu et les budgets qui y sont alloués bonifiés afin de permettre à un plus grand nombre d’écrivains d’en bénéficier, le taux de succès étant actuellement faible. Présentement, très peu d’auteurs peuvent vivre de l’écriture, particulièrement de leur création littéraire, et doivent pratiquer un autre métier pour vivre. Le montant des bourses doit donc être aussi augmenté afin de permettre à l’auteur de vivre et de se concentrer sur son travail d’écriture au moment de l’écriture. Cela implique un investissement important de l’État via les organismes de soutien à la création, dont le CALQ.
Une personne fait remarquer que, présentement, le budget du CALQ réservé au soutien à la littérature et aux écrivains est le parent le plus pauvre de l’organisme d’état. D’autres avancent que cette situation provient en partie par la division du financement de la création littéraire qui est de la responsabilité du CALQ et de la production par la SODEC. Les autres disciplines artistiques connaissent moins cette division, pour ce qui est de la création et de la production (danse, musique, théâtre, arts visuels). Alors, les gens concluent que les programmes seraient peut-être adéquats s’ils avaient des budgets plus consistants mais entraînent chez les écrivains un sentiment de dépossession lié à cette division quant à l’édition et la mise en marché où ils ne peuvent à toute fin pratique intervenir. Par exemple, dans l’association des éditeurs, les écrivains ont peu de voix.
Qui est reconnu écrivain professionnel ? Qui le détermine ? Qui peut avoir accès à l’aide financière de l’État en tant qu’écrivain? Ces questions doivent être envisagées par une politique culturelle nationale mais pas seulement à la lumière des lois du marché qui déterminent actuellement une grande part de l’activité littéraire. Il n’est surtout pas question de faire une catégorie d’écrivains d’état, de pupilles de l’état et souvent à la solde idéologique de l’état, comme cela s’est souvent passé dans les pays qui ont les premiers expérimenté des formes de socialisme. Pour ces raisons et pour garantir le plus possible la pleine liberté de création des auteurs, les jurys qui évaluent les demandes de bourses et en déterminent l’octroi doivent être composés de pairs et non uniquement de fonctionnaires. Ce mécanisme étant conservé, nous serions porté à dire que tous citoyens peut avoir accès aux programmes de bourses, s’il se qualifie à certains critères établis démontrant le potentiel de la personne. On pourrait aussi penser à un système d’accréditation, comme cela se passe dans d’autres professions, selon le modèle de certains ordres mais qui serait adapté au statut de l’écrivain.
Indirectement, le lectorat opère une certaine discrimination à ce niveau, influencé par la concentration de plus en plus forte de l’édition et des médias, que doit contre-balancer le financement de l’État par le système de bourses aux écrivains et de subventions aux maisons d’édition pour leurs publications littéraires. Comme le marché dépend beaucoup de la mise en marché, l’État doit corriger le déséquilibre par des politiques plus cohérentes. Les politiques de régionalisation du soutien aux artistes et aux organismes artistiques du CALQ doivent être maintenues, permettant ainsi aux écrivains en émergence d’être plus facilement soutenus, de prendre de l’expérience et d’être en mesure par la suite de participer à des concours nationaux pour l’obtention de bourses. Elles permettent également aux régions de développer leur identité et de soutenir leurs priorités de développement, dans le cadre de politiques globales nationales.
Un autre aspect qui pourrait devenir important dans la constitution d’un meilleur revenu pour les écrivains concerne toute la questions des redevances et des droits d’auteurs (sur les prêts dans le bibliothèques, la reproduction des textes ou d’extraits, etc.) Cette question est complexe, concerne beaucoup d’agents et d’organismes de perception de droits et de redevances, fait appel à plusieurs lois à divers niveaux de gouvernement encore mal adaptées à l’entrée massive de la cybernétique et de l’informatique dans notre société moderne. L’établissement d’une politique culturelle à Québec solidaire devrait tenir compte de cette question, viser à en simplifier le fonctionnement et assurer que les auteurs bénéficient réellement de revenus supplémentaires liés à l’usage de leurs œuvres en augmentant les montants de ces redevances.
Les associations des écrivains
Le ministère de la Culture au Québec a perdu bien des moyens de régulariser ou harmoniser différents aspects de la création artistique et de la production en confiant à des sociétés d’état (CALQ, SODEC) des mandats précis à ces fins. Le rôle des associations vouées à la défense des écrivains a aussi évolué dans ce contexte, se limitant bien souvent à encadrer la définition ou la négociation de contrats pour les écrivains. La politique culturelle devrait prévoir que des associations d’écrivains soient subventionnées pour leurs activités de promotion de la littérature et d’animation de la lecture. Ces associations pourraient être régionales, là où un regroupement d’auteurs se formait et que le programme d’activités du groupe justifiait l’octroi du soutien de l’état. L’UNEQ pourrait devenir, entre autres, une fédération de ces associations régionales.
Le lectorat
Il n’y a pas de littérature sans lecteurs. Bien que le lectorat québécois représente un bassin relativement restreint, compte tenu de la population, et qu’il y ait de plus en plus d’écrivains qui émergent de cette population de faible densité, il est faut de prétendre, pensent les gens du cercle, que la population ne lit pas. Les jeunes lisent encore et liront; les supports de la lecture, eux, changeront sûrement. C’est du moins ce que disent les sondages du MCCCF. En Abitibi-Témiscamingue, les non-lecteurs sont plutôt rares (9%) et les lieux culturels les plus fréquentés sont les bibliothèques et les librairies comme dans l’ensemble du Québec. Alors, quels seraient les moyens à mettre en place ou à soutenir davantage dans une politique culturelle pour appuyer ce lectorat et développer plus la lecture d’œuvres littéraires québécoises?
Les bibliothèques
Le rôle des bibliothèques est primordial pour ce faire. Il faut distinguer les bibliothèques des institutions scolaires et celles gérées par les municipalités. Selon un membre, il existe au Québec des bibliothèques municipales à deux vitesses, celles-ci étant déterminées par le dynamisme des gens qui les dirigent et l’implication des municipalités. Ces dernières sont particulièrement sollicitées depuis le gel des subventions de fonctionnement du MCCCF. Nous pensons qu’un programme d’appariement substantiel de la subvention municipale par l’État du Québec serait un bon incitatif pour encourager l’implication financière des municipalités dans leurs bibliothèques.
Les subventions aux bibliothèques devraient être augmentées et assujetties à des mandats spécifiques, en plus du fonctionnement de base, tels l’enrichissement des collections, l’acquisition des œuvres québécoises, la constitution de collections d’œuvres d’auteurs de la région, l’animation de la lecture, le développement du lectorat et de l’intérêt pour la littérature québécoise et locale, le soutien aux spectacles littéraires et à leur circulation dans les quartiers, etc.
Les bibliothèques en milieu scolaire, primaire et secondaire, devraient recevoir une aide importante pour augmenter leurs collections et faire l’acquisition d’œuvres québécoises et régionales. Ces collections doivent être riches du fait que c’est jeune que se prend l’habitude de la lecture, qu’elles permettent un réel accès démocratique des enfants aux livres, indépendamment de la situation économique et culturelle de leur famille, et que l’école prend souvent le relais pour pallier aux carences à ce sujet qu’on peut observer dans le milieu familial.
La Grande Bibliothèque Nationale doit être soutenue adéquatement pour réaliser son mandat de conservation, numériser tous ses documents et les mettre en ligne, ce qui représente un budget important. Des ententes avec les Conseil régionaux des élus, ou toute forme de gouvernement régional, et les universités en région doivent être encouragées pour aider le GBN dans cette opération de numérisation.
Les bibliothèques collégiales et universitaires jouent un rôle dans la diffusion de la littérature. Les collections ne devraient pas dépendre des commandes d’œuvres et de livres de référence que font les professeurs de littérature mais faire l’objet d’un investissement majeur pour que les œuvres québécoises s’y retrouvent en très grand nombre.
L’édition et la distribution
L’état de situation de l’édition ayant été brossée par un des membres du cercle, nous nous sommes plutôt attardés à réfléchir sur la façon dont l’État pourrait intervenir pour que le livre québécois, les œuvres littéraires en particulier et les auteurs puissent mieux tirer leur épingle du jeu.
La concentration de l’édition au Québec au sein d’une même entreprise commerciale pose problème. C’est difficile pour un écrivain, même reconnu, encore plus s’il est en début de carrière, de se faire éditer car le choix de retenir son manuscrit n’est pas basé d’abord sur sa qualité littéraire mais sur son potentiel de ventes. Il semblerait que 3% seulement des manuscrits présentés à des maisons d’édition sont publiés, ce qui expliquerait la prolifération des publications à compte d’auteur. Ainsi, la culture de masse étant ce qu’elle est, ce sont les genres littéraires populaires qui sont retenus (polars, aventures, science-fiction, biographies, mémoires, développement personnel, etc.), les beaux livres avec photos (recettes, jardins, etc.) et les manuels scolaires. Les livres « littéraires » sont déficitaires pour les maisons d’édition. Pour compenser cette loi du marché, l’État devrait soutenir davantage les maisons d’édition pour leur travail de production des livres « littéraires » et leurs activités de mise en marché des œuvres québécoises. Ce soutien ferait partie d’une politique globale de soutien à la production littéraire québécoise et à l’affirmation nationale de notre littérature. Elle comprendrait aussi des mesures d’appui à l’exportation de nos œuvres littéraires dans la francophonie, la France demeurant le plus gros marché, malgré la difficulté que pose la mentalité quelque peu « impérialiste » des Français.
De plus, l’édition québécoise est concurrencée par l’édition française et internationale. L’inventaire des librairies du territoire québécois est composé de seulement 20% de livres québécois, qui ne sont sur les tablettes en général que 3 mois et sont remplacés par d’autres régulièrement. 24 distributeurs fournissent les librairies au moyen de catalogues qui comptent quelques 325 000 titres dont seulement 2% sont québécois. Pour qu’un auteur québécois se démarque donc, il faut qu’il soit carrément au-dessus de la moyenne. Malgré tous ces faits, pas nécessairement propices aux auteurs québécois et à leurs œuvres, le livre québécois représente 40% des ventes des librairies.
Nous n’avons pas trouvé la façon que pourrait utiliser l’État pour soutenir les librairies afin qu’elles jouent mieux leur rôle pour distribuer, faire la promotion et rendre disponible la littérature québécoise, mais tous s’entendent pour dire que l’État doit le faire. Surtout dans un contexte de développement de grandes librairies ou de la vente dans des magasins à grande surface, contrôlées par l’édition française, européenne ou américaine. Et loin de nous l’idée d’être réfractaires à la littérature universelle et étrangère. Il s’agit plutôt de garantir une place normale à notre littérature nationale. Une chose est cependant apparue de la plus haute importance : l’établissement du prix unique pour le livre. La vente dans les grandes surfaces à prix vraiment réduits tue les librairies indépendantes et une loi décrétant le prix unique serait un geste important pour l’institution littéraire.
Les auteurs québécois francophones rencontrent un problème d’accessibilité à la traduction de leurs œuvres, alors que les livres en anglais sont plus largement traduits en français. Le marché du livre québécois en français étant limité, une politique et les programmes conséquents d’accès à la traduction seraient nécessaires pour développer le rayonnement de notre littérature et d’autres sources de revenus pour nos écrivains.
L’école
On ne le répétera jamais assez : l’école est déterminante dans la formation littéraire du citoyen, le développement de son goût de la lecture et la valorisation de la littérature en général, de la littérature nationale en particulier, du rôle social de cette dernière dans la formation identitaire de l’individu. Comme tous les arts d’ailleurs.
Les gens du cercle saluent que les programmes de français du secondaire accordent une place importante aux œuvres québécoises dans le corpus d’oeuvres que les élèves doivent lire au cours de leurs cinq ans d’études. Ils déplorent par contre que l’enseignement de la littérature québécoise ait été réduit considérablement de deux manières à l’occasion de la réforme de l’enseignement collégial à la fin des années 90’. Sur les quatre cours obligatoires de français au Cégep, un seul est consacré à la littérature québécoise devenue un élément accessoire à l’apprentissage de la rédaction d’une dissertation critique. Deux autres ont pour objet l’enseignement de techniques de rédaction d’une analyse littéraire et d’une dissertation explicative à partir d’œuvres de la littérature française. Enfin, le quatrième cours est axé sur la communication où la littérature peut intervenir, selon le bon vouloir de l’enseignant.
Cette réforme constitue une perte significative dans la formation humaniste du citoyen et dans l’appropriation d’éléments de notre histoire nationale et culturelle que pouvait fournir l’enseignement de notre littérature. Le cercle propose le rétablissement de l’enseignement de la littérature québécoise en priorité au collégial, ce qui aurait aussi pour effet secondaire mais non négligeable d’assurer des revenus par la vente de livres, pour les écrivains enseignés.
Mais ce n’est pas tout de repositionner la littérature québécoise au cœur de l’enseignement. Il faut repenser comment le faire et surtout, s’assurer que les enseignants aient une connaissance qui soit plus que minimale de la littérature et soient de réels passeurs de culture. À cet effet, il faut revoir les programmes de formation des maîtres, tant au primaire qu’au secondaire, où présentement l’emphase est mise sur les techniques d’enseignement, les programmes de français de chaque niveau, la didactique, la docimologie, la pédagogie, au détriment du contenu qu’auront à enseigner ces futures professionnels. Il faut faire plus de place, dans ces programmes de formation des maîtres, à la grammaire et à la syntaxe françaises, à la littérature, à l’histoire, aux langages artistiques et à l’histoire de leurs courants.
Les agents de valorisation de la littérature
D’autres agents peuvent contribuer davantage que maintenant à la valorisation de la littérature et l’État peut intervenir pour que cela se réalise. Nous pensons que, malgré l’éclatement des moyens d’information auquel nous assistons avec l’accès à internet et les médias sociaux, les médias comme les journaux, la radio et la télévision peuvent avoir une influence sur les comportements des citoyens face à la littérature et aux arts en général. Si les médias basent leurs politiques éditoriales et leurs programmations sur les ventes et les cotes d’écoute, l’État doit par ailleurs accorder les permis d’utilisation des ondes et les subventions aux radio-télés d’état selon d’autres critères dont, entre autres, la place qu’ils accordent aux émissions littéraires, artistiques et culturelles. Autre triste constat : les rares émissions où on fait place à un certain contenu artistique et littéraire prennent soit la forme de jeu ou de talk-show où la sensibilisation artistique est évacuée, soit celle du bavardage souvent prétexte à mettre en évidence l’ego des animateurs davantage que les œuvres des artistes et les auteurs. La façon de parler de la littérature à la radio et à la télé est à trouver mais il faut en parler.
Si les prix littéraires n’ont que très peu d’influence sur les ventes de livres des récipiendaires, il constitue néanmoins une reconnaissance de l’auteur dans l’institution littéraire, ce qui peut jouer en faveur de l’écrivain au moment de demander une bourse. Dans ce sens, l’État n’a pas à mettre trop d’emphase sur l’investissement dans ces prix mais peut encourager les entreprises privées ou des associations à les soutenir.
Quant à la couverture que les médias écrits consacrent à la littérature et aux arts en général, on relève deux types de problèmes. Le premier, c’est que les quotidiens, même si plusieurs, surtout les montréalais, sont lus et distribués à la grandeur du territoire québécois, n’offrent pas de contenus culturels nationaux mais uniquement locaux, sauf exception. De plus, l’espace qui est accordé aux journalistes culturels et les moyens de se déplacer dont ils disposent sont si minces que ces derniers doivent effectuer des choix qui ne reflètent pas toujours la diversité et l’abondance de la création littéraire et artistique. Le deuxième concerne le manque de spécialistes que nous rencontrons en général dans les journaux régionaux, ce qui fait que la critique littéraire et artistique n’a pas lieu. Mais que peut faire l’État pour relever le niveau culturel de l’information dans les médias écrits? Nous n’avons pas développé cet aspect de la question.
Enfin, les salons du livre, s’ils ne font pas toujours et partout à la littérature la place que l’on souhaiterait, sont des vitrines du livre et attirent pas mal de gens. Ils sont particulièrement importants dans les régions et les petites communautés où les librairies ne sont pas aussi garnies que dans les grands centres urbains. Pour ces raisons, il faut les conserver et les soutenir. Une politique nationale de valorisation de notre littérature pourrait voir à une répartition plus équilibrées et équitables des subventions à ces salons, en tenant compte des régions, de la qualité de la programmation d’activités qu’ils offrent, de la promotion des auteurs québécois et régionaux qu’ils mettent en place, etc.
Espérant que les réflexions de ce groupe de citoyens de Rouyn-Noranda, membres et non-membres de Québec solidaire, puissent contribuer à définir un programme culturel pour le Québec de demain.