par QS-Gouin et QS-Rosemont
L’enjeu des déterminants de la santé (et particulièrement des injustices sociales) est absent du débat public sur la santé. Le ministère de la Santé et des Services sociaux reconnaît leur importance, mais les traite davantage comme une responsabilité individuelle. Les interventions sur les déterminants de la santé sont souvent les premières victimes des compressions budgétaires des Agences de la santé et des services sociaux.
Pourtant, l’impact des déterminants est majeur. Par exemple, un homme vivant sur le territoire du CLSC du Lac St-Louis (territoire dans lequel les gens sont aisés), a une espérance de vie de 81 ans alors qu’un homme résidant sur le territoire du CLSC Hochelaga-Maisonneuve a une espérance de vie de 72,5 ans. Le taux de mortalité prématurée est plus élevé dans les quartiers pauvres. Il y a six fois plus de maladies respiratoires chez les femmes résidant dans un quartier défavorisé que dans un quartier aisé. Vivre dans un logement insalubre, dans lequel il y a des moisissures, une mauvaise isolation n’aide pas à être en santé; vivre dans un logement qui coûte 50% des revenus oblige à couper dans l’alimentation et impose un stress important aux personnes. Pourtant, pour être en santé, ne faut-il pas bien manger? Le stress de vivre entassé à plusieurs dans un petit logement n’aide pas non plus à préserver une bonne santé.
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