L’Organisation du Québécois est née en 2001. L’objectif de ses fondateurs était de briser le monopole dont jouissent les fédéralistes sur l’information au Québec. Chez nous, on considère qu’il est impératif de libérer la parole indépendantiste si on veut travailler plus efficacement à l’obtention de notre indépendance nationale.
Voici les propositions que nous vous soumettons. Nous vous remercions d`offrir cette possibilité de démocratie participative à la population du Québec.
Indépendance du Québec
· Dès l’entrée en fonction de ce nouveau gouvernement de Québec Solidaire, des gestes de rupture seront posés. Ce gouvernement ne s’assurera pas que ces gestes soient légaux en fonction de la constitution canadienne, constitution qui est illégitime au Québec parce que non signée par les représentants politiques du Québec.
· Parmi les gestes de rupture envisagés, il y a l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur, la création de la citoyenneté québécoise et la rédaction d’une constitution québécoise appelée à devenir – après avoir subi les modifications qui s’imposent - la constitution de la République du Québec libre. Quand la stratégie des gestes de rupture aura atteint sa limite, le gouvernement de Québec Solidaire envisagera d’autres moyens – la tenue d’un référendum ou une déclaration unilatérale d’indépendance – pour achever le processus de libération du Québec.
· Parce que le Québec a déjà organisé deux référendums sur l’indépendance et parce que la promotion d’aucune autre stratégie destinée à remplacer la stratégie référendaire n’a été faite de façon sérieuse ces dernières années, il sera fort probablement plus facile d’adopter la voie référendaire afin de sortir le Québec du Canada – mais si les circonstances le permettent, il n’est aucunement exclu que le gouvernement procède à une déclaration unilatérale d’indépendance. Dans de telles circonstances, un référendum pourrait ultérieurement être tenu afin de soumettre l’adoption de la constitution d’un Québec libre à l’approbation populaire.
· Si la déclaration unilatérale d’indépendance s’avère une option trop risquée, le gouvernement de Québec Solidaire s’engagera, dans un premier temps et au cours de la campagne électorale, à tenir un référendum sur l’indépendance le plus rapidement possible. Ce gouvernement annoncera très clairement qu’il ne respectera pas l’antidémocratique loi sur la clarté référendaire telle qu’adoptée par le Canada. Le gouvernement clamera haut et fort qu’un résultat de 50% +1 sera suffisant pour sortir le Québec du carcan fédéral. Qui plus est, ce gouvernement répétera que l’Assemblée nationale est la seule institution habilitée à adopter une question référendaire destinée à être posée aux citoyens du Québec. L’ingérence du fédéral, dans ce domaine, ne sera aucunement tolérée.
· D’ici à ce que le référendum portant sur l’indépendance nationale soit tenu, le gouvernement militera pleinement et énergiquement en faveur de l’indépendance du Québec. Pour ce faire, un comité indépendantiste sera formé et obtiendra les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission. Sa responsabilité sera d’ajuster au jour le jour la stratégie indépendantiste du gouvernement, d’imaginer les gestes de rupture à poser, etc. Ce comité alimentera également les ministres, les députés et leurs employés en arguments indépendantistes. Ce comité collaborera aussi avec les organisations indépendantistes de la société civile, et ce, afin que tous marchent d’un pas coordonné vers l’indépendance du Québec.
· Le comité indépendantiste relèvera du ministère de l’Indépendance qui sera également créé. Ce ministère remplacera celui qui a été jusqu’ici appelé le ministère des Affaires intergouvernementales. Ce comité aura pour mandat d’élaborer la meilleure stratégie pour libérer le Québec. Ce comité pourra envisager une autre approche que celle dite référendaire. Si la preuve est faite qu’une déclaration unilatérale d’indépendance pourrait être réalisable, dans un contexte politique futur, ce comité pourra l’envisager. Tout dépendra du rapport de force que le gouvernement sera capable de développer contre les adversaires du Québec libre. Un gouvernement indépendantiste doit garder toutes les portes ouvertes, en autant que celles-ci mènent au pays du Québec.
· Le ministre de l’Indépendance, en partenariat avec le comité indépendantiste, s’engagera à faire le procès du Canada et à diffuser le plus largement possible ces informations. Les citoyens devront pouvoir facilement prendre connaissance de ces informations. L’état des finances d’un Québec libre sera de ce fait mis à jour fort régulièrement et sera lui aussi facilement consultable par les citoyens québécois.
· D’ici à ce que l’indépendance soit réalisée, le gouvernement de Québec Solidaire multipliera les gestes de rupture avec l’ordre fédéral canadien.
· Le gouvernement rétablira des liens de confiance avec les grands partenaires du mouvement indépendantiste, comme les syndicats et autres associations de la société civile.
Un gouvernement de Québec Solidaire s`engagera à :
· À mettre un terme au financement abusif dont jouissent les institutions anglophones au Québec. Dès lors, ces institutions ne recevront plus que 10% des budgets consentis par l’État québécois, ce qui correspond au poids de la communauté historique anglophone dans la société québécoise. Cette nouvelle mesure sera rétroactive dans un cas. Celui concernant le projet de méga centre universitaire hospitalier de McGill. Par conséquent, au lieu de recevoir 50% du budget en argent public alloué pour les CHU, McGill n’en obtiendra plus que 10%.
· À imposer la loi 101 au collégial, soit la fréquentation du cégep en français pour tous les enfants du Québec ayant des parents francophones et allophones.
· À imposer la loi 101 aux institutions fédérales œuvrant en territoire québécois.
· À rétablir la clause Québec et à abolir, de ce fait, la clause Canada qui a été imposée au Québec par la Cour suprême du Canada.
· À imposer la loi 101 à toutes les entreprises du Québec, petites, moyennes et grandes.
· À forcer toutes les institutions du Québec à communiquer, dans un premier temps, strictement en français avec les citoyens québécois. Bien sûr, lorsqu’une personne sera dans l’impossibilité de communiquer avec l’État québécois dans la langue nationale du Québec, un préposé bilingue sera sollicité afin de servir cette personne. Finis donc les messages enregistrés bilingues et les avis bilingues provenant du gouvernement et des institutions de l’État. Actuellement, le gouvernement québécois viole lui-même la loi 101 !
· À dispenser des cours d’histoire nationale et de préparation à la vie citoyenne à tous les élèves fréquentant le secondaire, et ce, à chacune des cinq années du secondaire. L’enseignement de l’histoire nationale et internationale et la préparation à la vie citoyenne seront également intégrés dans la formation générale obligatoire des élèves du collégial.
· À ramener dans un premier temps le nombre d’immigrants accueillis chaque année au Québec au taux qui était en vigueur avant l’arrivée du gouvernement Charest, c’est-à-dire à 30 000 par année. Ensuite, une étude sera entreprise afin d’établir clairement la capacité d’accueil et d’intégration des immigrants du Québec avant de réviser ce taux à la baisse.
· À dénoncer le multiculturalisme tel qu’il a été développé au Canada contre le Québec et contre sa volonté d’intégration des nouveaux arrivants. Le Québec doit plutôt développer un modèle républicain qui vise à faire de tous les immigrants des Québécois au même titre que les autres. Pour ce faire, ces immigrants doivent parler la langue nationale du Québec, c’est-à-dire le français. De ce fait, le Québec doit accueillir le nombre d’immigrants qu’il peut intégrer à la culture nationale.
· À lancer une démarche musclée et énergique afin de forcer le Canada à concéder au Québec toute la responsabilité de l’immigration. De ce fait, le Québec choisirait 100% des immigrants s’installant sur son territoire et, comme toute nation normale, privilégierait l’accueil d’immigrants ayant déjà une maîtrise de la langue officielle. Le Québec serait de ce fait aussi responsable de l’accueil des réfugiés politiques et du programme de regroupement des familles, ce qui n’est pas le cas actuellement.
· À mettre sur pied de véritables programmes de francisation des immigrants.
Un gouvernement de Québec Solidaire s`engagera à :
· À créer une citoyenneté québécoise. Celle-ci sera accordée de facto à toutes personnes résidant actuellement sur le territoire québécois et qui ont la citoyenneté canadienne. Les prochaines personnes espérant devenir citoyen québécois devront se soumettre à un processus visant à vérifier leur degré de connaissance de la réalité passée et présente du peuple québécois. Comme dans tout pays normal, ces personnes seront soumises à un test écrit sur la politique, la sociologie et l’histoire du Québec. Pour devenir citoyen québécois, les personnes devront également passer un test de français. Seules les personnes l’ayant réussi pourront obtenir le statut de citoyen québécois. Une personne n’ayant pas le statut de citoyen du Québec pourra malgré tout demeurer au Québec et se prévaloir des services consentis par l’État. Mais, comme dans toute nation normale, seuls les citoyens pourront voter lors des élections municipales et provinciales et se porter candidats lors de ces scrutins.
· Une carte de citoyenneté, avec photo, sera remise aux citoyens. Cette carte sera exigée lors des scrutins. Toute personne n’ayant pas cette carte en main ne pourra pas voter.
· À cesser de financer le poste de lieutenant-gouverneur. Le gouvernement indépendantiste cessera également de soumettre les lois de l’Assemblée nationale au lieutenant-gouverneur pour que celui-ci les signe. À toutes fins pratiques, le poste de lieutenant-gouverneur aura ainsi été aboli. Une fois que cet objectif aura été officiellement atteint, les députés du Québec ne prêteront plus serment à la couronne d’Angleterre.
· À adopter un système de financement des partis politiques moderne entièrement sous la responsabilité de l’État québécois. Tout parti recevra une somme d’argent correspondant au nombre de votes reçus lors des élections. Dès lors, les partis ne seront plus autorisés à récolter des dons accordés par des citoyens ou des entreprises. Ils ne pourront que récolter l’argent correspondant à la vente de cartes de membre. De ce fait, les partis politiques se comportant de manière scandaleuse, comme l’a fait le Parti libéral du très fédéraliste et canadien Jean Charest ces dernières années, par exemple, ne pourront plus utiliser le financement populaire pour élaborer des stratagèmes destinés à enrichir le parti tout en graissant la patte des amis du régime à même les fonds publics.
· À favoriser le débat démocratique. Dans cette optique, lors de sa reconnaissance officielle, un nouveau parti recevra un montant de départ. Pour être reconnu comme nouveau parti, celui-ci devra recueillir l’appui de 500 citoyens habitant dans au moins 20 circonscriptions.
· À adopter une constitution québécoise qui sera destinée à servir de base pour l’adoption d’une constitution d’un Québec libre. Le Québec libre sera républicain et rompra bien évidemment tous ses liens avec la monarchie britannique.
Un gouvernement de Québec Solidaire s`engagera à :
· À verser 15% de la publicité gouvernementale à des médias indépendants et alternatifs, et ce, sans discrimination eu égard à la ligne éditoriale desdits médias.
· À développer un volet journalistique au sein de Télé-Québec. Un bulletin de nouvelles quotidien sera dès lors produit.
· À développer une radio d’État québécoise comportant un volet journaliste à l’instar de ce qu’a fait le gouvernement canadien avec la Première Chaîne de Radio-Canada.
· À imposer (et à prendre les moyens coercitifs pour y parvenir) le respect des quotas de musique francophone à l’intérieur des radios québécoises.
· À adopter un véritable volet politique (non partisan) lors de la Fête nationale du Québec. Par exemple, le gouvernement affirmera et expliquera la nécessité que les spectacles de la Fête nationale fassent la promotion de la langue officielle, le français, et soient une tribune consacrée à l’illustration et à la défense de notre langue nationale.
· À développer un portail indépendantiste sur Internet. Internet jouera un rôle important lors de la prochaine grande bataille indépendantiste. Il faut que les indépendantistes y soient fort efficaces. Des professionnels seront engagés pour faire fonctionner ce portail.
· À mettre sur pied des équipes nationales du Québec pour les compétitions sportives internationales (à commencer par le hockey). D’autres nations non indépendantes l’on fait ; le Québec doit le faire.
· À suspendre, dans un premier temps, la vétuste loi sur les mines. Une nouvelle loi sera rédigée. Celle-ci assurera que le Québec et les Québécois trouvent leur compte dans l’exploitation de leur sous-sol. Il est bien fini le temps ou les compagnies faisaient la pluie et le beau temps au Québec, le temps où elles prélevaient les ressources des Québécois sans leur accorder de redevances dignes de ce nom. La nouvelle loi sur les mines imposera des redevances parmi les plus généreuses au monde.
· À mettre sur pied, simultanément, un comité de nationalisation. Celui-ci établira la meilleure stratégie pour que les Québécois deviennent maîtres de l’exploitation des ressources naturelles sises sur leur territoire national. On parle bien sûr du pétrole et des gaz, des ressources minières, de la forêt et de l’eau.
· À faire de l’État québécois le grand responsable de l’exploitation des ressources du Québec. Ainsi, dans un deuxième temps, et lorsque la meilleure stratégie sera établie, un processus de nationalisation, partielle ou totale selon les recommandations du comité, débutera.
· À protéger l’environnement. L’exploitation des ressources naturelles du Québec se fera, le plus possible, dans le respect de l’environnement. Les Québécois ont une responsabilité face à l’humanité. Ils sont les propriétaires d’un territoire qui renferme parmi les derniers écosystèmes sauvages de la planète. Il ne saurait être question de dilapider cet héritage extraordinaire dans le seul but, par exemple, de vendre l’électricité à rabais aux Américains.
· À imposer un moratoire sur l’exploitation de toutes nouvelles ressources naturelles potentiellement dangereuses pour la santé publique et l’environnement. Le BAPE, auquel on assurera toute l’indépendance possible pour qu’il puisse mener à bien sa tâche, déterminera si l’exploitation d’une ressource naturelle peut se faire sans risque pour le Québec et les Québécois. Il aura un pouvoir décisionnel.
· À mettre sur pied un comité d’experts (géographes, juristes, etc.) dont le mandat sera de prévenir les litiges quant aux frontières d’un Québec libre. Leur travail visera principalement les limites du Labrador, du Nouveau-Québec de même que du golfe Saint-Laurent.
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