par Laval
Consultation
Question 1. Sur le rôle de l’État
Les services publics devant être adéquatement financés par l’État, les entreprises privées et les diverses fondations peuvent librement contribuer au financement des services publics, mais ne pourront, en aucune façon, orienter ou influencer les politiques de l’État québécois.
Pour chaque appel d’offre provenant des institutions publiques, une proposition venant du secteur public devra toujours être mise en concurrence avec celles qui sont issues du secteur privé. Un tel mécanisme vise à s’assurer que les projets financés par l’État permettent le maintien de la compétence des acteurs publics ainsi qu’un meilleur contrôle des coûts. (Voir annexe).
Question 4. Sur le rôle du privé dans le secteur public
Les dons des institutions privées (fondations, think tank) doivent rentrer dans le budget central de l’institution (santé, universités, cegeps, etc.). Les instituions privées ne doivent pas intervenir en la prise de décision des institutions et des secteurs de services.
1.1.1 Le vérificateur général doit, sous une base régulière, mesurer l’amélioration de la prestation des services sociaux, économiques et culturels.
1.2 Pour créer une société plus juste QS visera à instaurer un revenu de citoyenneté dont le montant sera fixé en tenant compte de l’offre en services publiques et du type de fiscalité choisi. Cette mesure contribuera à maintenir l’ensemble de la population au dessus du seuil de la pauvreté. Une telle mesure réduira un ensemble de mesures sociales telles que le salaire minimum, l’aide sociale, les allocations familiales, etc.
1.2.3 Pour les services publics tarifés, notamment l’électricité, QS Laval propose d’établir un premier palier de consommation gratuit qui correspondrait aux besoins vitaux de l’être humain. Parallèlement, la tarification des paliers supérieurs serait haussée pour décourager la consommation excessive (mesure neutre financièrement). Le gouvernement devrait créer des programmes de rénovation pour éviter aux personnes vivants dans des logements à la plomberie déficiente ou ayant une mauvaise isolation d’être pénalisés. Le gouvernement devrait aussi favoriser l’implantation de logements sociaux, communautaires ou coopératifs répondant aux normes d’efficacité hydrique et énergétique.
1.5.4 Un programme de planification et de développement de l’immobilier en fonction non pas des avantages spéculatifs privés mais des besoins de la population et d’une utilisation responsable de l’environnement. L’État doit privilégier les coopératives d’habitation comme moyen de garantir à la population le droit au logement de qualité et comme mécanisme pour favoriser l’implication sociale de la population.
2. ÉDUCATION
2.1 Imposer une date-butoir pour la fin des subventions à l’école privée et proposer dans l’intervalle une période durant laquelle les écoles privées pourront intégrer le réseau public, dans le respect des valeurs et règles en vigueur. À terme, transférer le reste des subventions gouvernementales actuelles aux écoles privées vers les écoles du secteur public.
2.1.1 Les projets pédagogiques particuliers à recrutement sélectif ont le défaut de créer un système d’éducation à deux vitesses à l’intérieur même du système public. Certains d’entre eux encouragent également la spécialisation des enfants à un très jeune âge en les enfermant dans une logique de concurrence et de performance. Toutefois, le concept peut aussi être très intéressant pour ouvrir les horizons des jeunes et développer leurs talents (notamment en musique où l’effervescence québécoise dans le domaine doit beaucoup à de tels programmes plus accessibles qu’un conservatoire). Des projets à caractère particulier sont aussi une arme efficace contre le décrochage scolaire pour la partie de la population chez qui les facteurs socio-économiques ne sont pas la raison principale du décrochage.
Pour ces raisons, les projets particuliers ne devraient pas être éliminés, mais être poursuivis à certaines conditions applicables au public et aussi au privé :
· Qu’ils soient accessibles (pas de coûts supplémentaires aux parents, pas d’accès selon les notes)
· Qu’ils encouragent la mixité (en mélangeant les élèves pendant les cours du cursus normal
· Qu’ils ne cherchent pas à créer des professionnels mais travaillent dans une logique de dépassement de soi et de plaisir (tant mieux si certains et certaines élèves deviennent professionnels)
2.1.4 Afin de sensibiliser les jeunes à la diversité des nombreux peuples « fondateurs », plusieurs mesures peuvent être appliquées dans les écoles. D’abord en s’assurant que les cours d’histoire n’occultent et ne déforment pas les pans autochtones de notre histoire « nationale ». Ensuite, il serait intéressant, dans un souci de respect et de relations communautaires plus engagées d’offrir dans les écoles des régions en contact avec des communautés autochtones, des cours des langues autochtones. Il faudra aussi soutenir les écoles fréquentées pas les autochtones pour que leurs langues nationales y soient enseignées.
2.1.5 En appui spécifique aux communautés autochtones, mettre en œuvre un plan d’action pour combattre la pauvreté, le décrochage scolaire et la discrimination systémique dans l’accès à l’éducation, et pour augmenter de façon significative le nombre de diplômés autochtones, dans le plus grand respect de leurs besoins sociaux et de leurs traditions ancestrales.
2.2.3 Les collèges comme l’université ont deux missions fondamentales. L’une est de transmettre les connaissances et de les conserver, d’instruire et de développer les talents de la population. L’autre mission est de développer de nouvelles connaissances à travers la recherche. Pour cette raison, deux structures budgétaires distinctes devraient être établies afin de valoriser le volet d’enseignement.
Une structure de financement de l’enseignement (collégial et premier cycle) qui permettrait l’accès à des outils de qualité. Le financement de l’enseignement devrait prendre en compte les besoins réels des établissements et de leurs étudiants, notamment en éliminant les équivalents temps-plein.
Une structure de financement de la recherche (cycles supérieurs et professorat) qui soit axée principalement sur la recherche fondamentale et celle qui correspond aux besoins de la communauté.
Dans les deux cas, le financement des universités et des collèges ne doit pas viser à promouvoir la concurrence entre les institutions, mais bien à diversifier l’offre au-delà des demandes de l’industrie et à disséminer les pôles d’un domaine de connaissance à la grandeur du territoire québécois cherchant à maintenir une offre de programmes large dans toutes les régions du Québec.
2.3 Formation continue
L’État doit soutenir davantage le droit à l’éducation des adultes pour mieux répondre aux besoins des individus et de la société. Les organisations, entreprises et communautés doivent aussi adhérer, promouvoir et participer au développement d’une «culture de formation» dans une perspective d’épanouissement des personnes et de progrès social.
a) Accroître l’accessibilité à la formation continue
b) encourager une définition large de la formation, c’est à-dire en y incluant tant la dimension personnelle que professionnelle
c) assumer en totalité le financement de la formation générale et professionnelle de base des adultes, sans limite de nombre et de durée (enveloppe ouverte)
d) soutenir les étudiantes et étudiants adultes par diverses mesures (crédit d’impôt. congé pour études, services de garde gratuits, programmes de prêts et bourses pour la formation à temps partiel, etc.)
e) amender la loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main d’œuvre (appelée la loi du 1%) pour que les syndicats y soient reconnus officiellement comme partie prenante d’une gestion paritaire de la formation dans l’entreprise et que le principe de l’équité d’accès à la formation continue y soit reconnu pour toutes les catégories d’emploi.
3. SANTÉ
3.3.1
Promouvoir dès l’enfance une culture du respect de son corps, notamment en organisant des périodes d’exercices collectifs avant l’entrée en classe ou au travail.
Étaient PrésentEs (touTEs membres de QS)
Gilles Cavin
Leila Celis
Sylvie DesRochers
Nicolas Chatel-Launay
Denise Leahy
Madeleine Ferland
Micheline Beaudry
Daniel DesRochers
ANNEXE

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