par Cercles citoyens de l’Enjeu 2
Culture – publicité commerciale
Contributions reportées de l’Enjeu 2
Culture publicité commerciale Contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
CERCLE CITOYEN DE L’OUTAOUAIS SUR LA DÉCROISSANCE CONVIVIALE Cercle citoyen de Hull Le lundi 4 octobre 2010 Participation de 15 personnes: Denise Veilleux, Bill Clennett, Peter Piening, Gérald Rodier, Pierrette Grégoire, Emmanuel Dupont, Jacques Demers, François Marchand, Gaétan Isabelle, Ani Léveillé, Pierre Lévesque, Pierre Moreau, Ginette Guilbert, Blanche Roy, Christine Dumas, conférencière invitée EN RÉPONSE À LA QUESTION 1.1.1 SUR LES FONDEMENTS D’UNE ÉCONOMIE SOLIDAIRE Points de consensus des discussions que nous avons eues: Le terme décroissance: représente un terme utile pour parler d’une opposition à la croissance effrénée et à la surconsommation auxquelles nous faisons face dans notre société, mais crée un malaise à cause du fait qu’il s’agit d’un terme négatif.
Il faut plutôt parler de croissance mesurée différemment, selon des indices différents, des indicateurs différents. Mais le modèle actuel a une finalité, une limite. Il était et est toujours basé sur l’avis des experts, des économistes, il faut donc avoir recours à d’autres analyses pour trouver des solutions au modèle. (À titre indicatif, mentionnons l’Analyse du cycle de vie, modèle développé par l’École Polytechnique de l’Université de Montréal.) Que signifie pour nous le terme “décroissance”: Il y a une distinction à faire entre simplicité volontaire qui concerne les gestes individuels et la décroissance qui concerne la société dans son ensemble. S’assurer que nos ressources naturelles demeurent la propriété de la société Imposer des rythmes d’exploitation qui respectent le l’équilibre écologique des ressources naturelles: exemple: Si la forêt ne se regénère qu’au rythme de 3%, il faut limiter son exploitation à 3%, sans ça on perd cette richesse collective Et ainsi arder le contrôle sur ce qu’on appelle communément les moyens de production Avoir le souci de l’importance de l’augmentation du temps: De quelles façons s’assurer un qualité de vie lorsque ça prend 2 salaires pour arriver D’autres croissances sont possibles: - La croissance collective plutôt que décroissance: parler de gains sociaux et trouver une façon de les mesurer -Trouver d’autres façons de mesurer le progrès - Il est possible de prospérer sans croissance, par exemple les très petites entreprises familiales ou autres qui versent un salaire et réinvestissent dans leur commerce. Il faut pouvoir mesurer autrement la croissance: Ex. environnement: calcul total des véritables coûts de projets tels les gaz de schiste: Quantité d’eau dommages causés produits chimiques: impact équipement heures d’opération bruit La croissance s’opère dans des domaines qui ne sont pas explorés aujourd’hui, qui ne sont pas inclus dans le PIB: tout le domaine du travail invisible de reproduction dans nos maisons. Il faut reconnaitre le travail des petites, et très petites, entreprises et leur contribution vers la croissance Le travail des organismes à but non lucratif Limiter la publicité: la publicité sert à créer des besoins et à véhiculer un style de vie, il faut donc la limiter ou la mettre davantage au service de la société
Culture publicité commerciale Contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
Freiner la publicité et le marketing pour valoriser la culture par Cercle citoyen seattle99
Il existe très peu de lieux dans nos vies qui sont à l’abri de la publicité. Quand on commence à observer combien de publicités tentent d’attirer notre œil même dans une courte balade dans la rue, on note à quel point l’espace public commun est rempli de publicité. La publicité a un impact désastreux sur le monde médiatique, l’espace public, l’environnement et notre rapport à l’économie. Nous exposerons rapidement les divers problèmes pour ensuite proposer quelques pistes de solution.
Médias
Ici, l’impact de la publicité peut être rapidement qualifié sous deux angles : l’effet direct et l’effet indirect. L’effet direct est le plus visible et le plus prévisible. Les médias ont besoin de publicité pour survivre; si un gros contrat de publicité risque de disparaître à cause d’un propos peu élogieux, on peut supposer que des nuances seront peut-être apportées à ce propos ou même que celui-ci sera rejeté. Cet effet direct existe, mais il n’est pas très fréquent et son impact est moins marquant que l’effet indirect de la publicité sur les médias. L’ancien président de TF1, Patrick Le Lay, résumait bien cet effet en des mots simples : « Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » S’ensuivent des émissions et des canaux complets montés d’après les demandes des annonceurs. L’effet indirect de la publicité sur les médias est que ceux-ci existent, pensent et conçoivent leur contenu de plus en plus en fonction de la vente de publicité, transformant généralement l’espace médiatique en espace de divertissement.
Espace public
L’espace public est plus grand que les seuls médias de masse. La rue, le parc, la place et la route (pour ne nommer que ceux-là) sont autant d’espaces qui nous appartiennent en commun. L’affichage publicitaire dans l’espace public profite du fait qu’un espace privé est visible à partir de l’espace public emprunté par toutes et tous. Il impose donc son message, peu importe qu’on souhaite le voir ou qu’on le juge pertinent.
Environnement
En plus d’enlaidir nos lieux et sans compter la surconsommation à laquelle elle incite, toute publicité, qu’elle soit affichée, télévisuelle, sur internet, etc. s’accapare une somme grandissante de ressources naturelles et énergétique, en plus de gaspiller le talent créatif de millier de personnes. Ainsi, au lieu d’améliorer la qualité de vie de la collectivité, la publicité transforme des ressources naturelles limitées en machines à profit pour quelques individus qui contribuent au gaspillage environnemental et à la destruction de la nature.
Économie
De ce côté, les effets retors de la publicité sont largement connus et exposés. Contrairement à ce que prétendent certains, le marketing n’a pas pour tâche principale d’informer sur des produits, mais bien de créer des désirs pour développer des nouveaux marchés. Sa fonction économique est d’écouler la surproduction en s’appuyant sur la consommation de masse. Ce qui a comme effet secondaire de participer à la destruction des commerces locaux au profit de mégas corporations. Son développement est illimité, il faudra toujours créer de nouveaux désirs pour de nouveaux produits.
Non seulement la publicité participe à la surconsommation qui menace l’équilibre écologique, mais, en plus, elle participe à faire que les désirs humains soient tournés principalement vers des marchandises, laissant de côté des valeurs fondamentales.
Pistes de solution
L’espace public, que ce soit les médias ou la rue, doit être consacré en priorité à l’information, à la discussion et au débat de société. En conséquence, il faut décider démocratiquement de la recevabilité de toute publicité en fonction de critères qui permettent d’éviter certains excès (sexisme, racisme, violence, etc.). Il faut également rétablir la limite de temps d’antenne consacré à la publicité télévisuelle. Toutefois, bien qu’importants, ces gestes sont largement insuffisants. À terme, nous devons accomplir une transition dans l’espace public pour que celui-ci passe de la publicité et du marketing au débat public et à la culture.
D’abord, il s’agirait de cibler très précisément quelles publicités sont permises dans les lieux publics qui sont contrôlés par le gouvernement (médias nationaux, transports en commun, certains autres lieux d’affichage) pour ne conserver que les annonces pertinentes socialement et culturellement (événements sociopolitiques et culturels à venir, avis gouvernementaux, etc.). Les espaces laissés libres seraient transformés en opportunités de diffusion d’œuvres culturelles. Ainsi, certaines stations de métro, autobus, panneau d’affichage ou spots publicitaires télévisuels seraient progressivement offerts à des artistes des domaines les plus divers pour exposer leurs œuvres. Les médias publics pourraient également reprendre ce temps d’antenne et étendre celui consacré aux affaires publiques et aux débats de société.
Dans un deuxième temps, grâce à un partenariat avec certaines municipalités où l’affichage est important, nous pourrions progressivement éliminer les affichages publicitaires et les remplacer par des lieux d’information publique et de diffusion culturelle. Des ententes similaires pourraient être conclues avec les terrains adjacents aux autoroutes. Éventuellement, cette pratique pourrait s’élargir aux médias privés.
Grâce à ces mesures, l’espace public serait de plus en plus un lieu où nous est constamment offerte la réflexion sur nous-mêmes que nous proposent l’art et le débat politique.
Simon Tremblay-Pepin, Philippe Hurteau, Eve-Lyne Couturier, Nika Deslauriers-Paquette, Guillaume Hébert, Charlotte Guay-Dussault, Bertrand Schepper-Valiquette, Pierre-André Champoux
Culture publicité commerciale
Extrait d’une contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
par Cercles citoyens de Sherbrooke CERCLE SUR L’ÉCONOMIE
Culture économique Argumentaire Cette proposition vise à nous rappeler l’importance de la culture dans le système économique. Les choix économiques des individus, autant au plan de leur travail, de leur consommation que de leurs investissements, sont liés à leurs valeurs. Ces choix ont même des impacts sur les institutions (entreprises, institutions publiques, organismes, enseignement), car se sont des individus qui les font fonctionner et évoluer. Si l’on cherche à amener des transformations économiques, il faut réfléchir et agir sur les valeurs des individus. Il n’est pas possible, ni désirable, que l’État transforme les valeurs des individus. Cependant il peut faire la promotion de certaines valeurs. Il peut aussi chercher à limiter la promotion de valeurs moins souhaitables (en autre en limitant la publicité).
Propositions déposées par : • Sylvain Bérubé, membre, Sherbrooke • Christian Bibeau, membre, Sherbrooke • Karine Godbout, membre, Sherbrooke • Maxime Lévesque, non-membre, North-Atley • Aurélie Marcil, membre, Sherbrooke, animation • Magno Diaz-Mendosa, non membre, Sherbrooke • Serge-Étienne Parent, membre Sherbrooke, secrétariat • Gédéon Verrault, membre, Sherbrooke
Culture publicité commerciale Extrait d’une contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
Décroissance et réappropriation de notre économie par Cercle citoyen Jean-Lesage 7 mai 2010
Discussion préliminaire: Après une courte discussion sur l‘ordre dans lequel on aborde les thèmes. On décide de commencer par l‘économie comme le suggère le Cahier sur l‘enjeu 2 de la commission politique. Et de prendre toute le soirée sur ce thème si nécessaire
Jean-Yves rappelle les principales questions soulevées autour de ce thème Comment se réapproprier le contrôle de notre économie? 1. La place de la propriété privée versus la propriété collective 2. Le rôle de l‘état dans l‘économie (laisser faire vs interventionnisme) 3. L‘intégration nord-américaine (ex. )
Discussion Le collectif et le privé
La discussion s‘ouvre par une question sur la différence entre le collectif et le privé. Les personnes qui interviennent chez à distinguer la propriété privé de la propriété publique; puis on distingue la propriété privée des biens de consommation et la propriété privée des entreprises, des grands moyens de transports (avions, trains, autobus) On distingue les formes de propriété: propriété publique, propriété privée, propriété coopérative. Et on distingue entre la propriété publique (juridique) l‘Hydro-Québec appartient au peuple québécois et une propriété réelle qui correspond également à un pouvoir réel de gestion. On distingue la propriété publique qui donne accès à un services propriété publique des hôpitaux (et encore) et la propriété publique du réseau des autobus mais dont l‘accès au service est diminué par le prix des billets. Dans ce dernier cas, même si la propriété est publique, les gens ne sentent pas que les services de transport leur appartiennent. Et pour Hydro-Québec, où est notre pouvoir face aux différentes hausses des tarifs. Des interventions essaient de montrer qu‘il y a des différences mais le sentiment de ne pas contrôler les entreprises publiques restent le sentiment dominant. Pour ce qui est des entreprises privées, la question du contrôle ne se pose pas hormis des règlements pour les contraindre.
… Il faut s‘inscrire dans la mouvance de la décroissance
Un autre point de vue a été avancé. L‘économie c‘est la gestion de l‘ensemble des biens et des services. La consommation n‘a pas de fin. On est mis en esclavage par notre propre gourmandise. La Chine prend une place plus grande dans l‘économie mondiale. L‘Inde également. Un jour, dans certaines conditions, l‘Afrique va suivre…
L‘économie nous domine tous par la publicité, par le besoin maladif de consommation. Le bonheur ne réside pas dans la croissance de la consommation. On peut être heureux en ayant le minimum de ressources, avec l‘essentiel pour pouvoir se nourrir, se loger, se transporter. Il faut remettre la personne au coeur de l‘économie… Il faut en finir avec le gaspillage… On doit s‘inscrire dans la mouvance de la décroissance. Il faut questionner notre monde de consommation. On exploite plus à la planète qu‘elle est capable de donner. Il n‘y a pas assez de nourriture. Il faut une économie pour sauver la planète.
On ne veut pas donner le pouvoir à des ministres et à une bureaucratie. Il faut penser local également si on veut se réapproprier réellement notre l‘économie… On doit pouvoir gérer réellement les entreprises publiques si on veut vraiment avoir un pouvoir économique et pouvoir décider.
…
Savoir dépasser le discours dominant, se mobiliser et développer nos stratégies
Pour se réapproprier notre économie, il faut être informé. Et les journaux, radios ou télévisions ne favorisent pas notre information. On biaise ce qu‘on nous dit. Les médias citoyens ne sont pas encore assez forts pour rétablir les faits. Les gens sont endettés. Ils sont mis en esclavage par leur attachement à la consommation. Les journaux les bombardent de publicité. Et ils sont gagnés par cette publicité. Pourtant, les ressources de la planète s‘épuisent. Mais la majorité reste enfermée dans des préoccupations à courte vue. La politique ne les intéresse pas.
…
Culture publicité commerciale Extrait d’une contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
ENJEU 2 : COMMENT BÂTIR UNE SOCIÉTÉ ÉCOLOGIQUE ET JUSTE Compte-rendu du Cercle citoyen tenu en Septembre 2010 dans le comté de Taschereau Présences : 11 participantEs 2.2.1. Devant l’urgence de réagir aux changements climatiques, devrait-on revoir en priorité nos modes de transport et notre consommation d’énergie? Devrait-on compter sur des mécanismes de marché comme la taxe et la Bourse du carbone? Revoir la place de l’auto Promouvoir la vie urbaine (revaloriser l’habitation au centre-ville) Améliorer le transport en commun Rapprocher les services des citoyenNEs Utiliser la formule taxe du carbone pour défrayer les coûts du transport en commun (élargir la notion du taxi) Déductible d’impôt pour le transport en commun, le vélo Utiliser l’approche coercitive en augmentant le prix des véhicules Loi anti-publicité à la télé Transport en commun gratuit Miser sur les énergies renouvelables (salaire – marée – géothermique) Décentraliser la production énergétique pour que les régions puissent produire et vendre les surplus Diminuer la consommation énergétique par les programmes d’efficacité Revoir le code du bâtiment pour que les nouvelles bâtisses soient éco-énergétiques Promouvoir la nationalisation Promouvoir la consommation d’aliments plus éco-énergétiques Réutilisation des véhicules automobile usagés – programme d’entretien et de remisage Promouvoir des biens durables Que le gouvernement oblige les entreprises à prendre leurs responsabilités Que les communautés puissent soumettre des projets de production énergétique, qu’ils soient valorisés et que les critères d’Hydro-Québec en la matière soient assouplis afin de faciliter le processus Promouvoir le co-voiturage, l’utilisation de service tel que communauto et amigo Exemple : réutiliser les sacs de plastiques pour en faire des briques
Culture publicité commerciale Extrait d’une contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
Partie 7 de 12 par Marc Bonhomme
Cent milliards $ d’infrastructures écologiques sur cinq ans 3. Revendications o) Pour la gestion de la forêt : Interdire toute coupe dans la forêt boréale et dans les réserves fauniques Enlever aux entreprises forestières tout droit de gestion sur la forêt en faveur de fermes forestières, familiales et coopératives, qui assureront la pérennité de la forêt dans le cadre d’un plan d’État géré régionalement et garantissant des prix permettant un salaire prolétarien médian à temps de travail équivalent Tant la régie nationale que les régies régionales seront contrôlées par les représentants des fermes forestières, des syndicats des entreprises forestières, des nations autochtones et des gouvernements national et régionaux La coupe forestière sera compatible avec les autres usages de la forêt et faite en priorité pour les matériaux de construction La publicité sur papier sera interdite y compris pour les entreprises étrangères achetant du papier québécois
Culture publicité commerciale Extrait d’une contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
La solidarité prolétarienne en lieu de la « consommation de masse » par Marc Bonhomme
Ce programme écosocialiste ne sera pas mis en place par les partis néolibéraux de l’Assemblée nationale et sera saboté à chaque instant par le Conseil du patronat, les Chambres de commerce, les nombreuses associations de gens d’affaires, les corporations professionnelles quand ce ne seront pas par l’appareil judiciaire et la répression policière à la manière du G-20 de Toronto, en un mot par la bourgeoisie, ses partis et son État. Pour l’imposer et l’appliquer, jusqu’à et y compris par des grèves de solidarité et des grèves générales, il faudra au prolétariat le temps libre de la démocratie et de la mobilisation, y compris les libertés syndicales afférentes, au lieu de perpétuer l’aliénation du travail salarié pour produire une « consommation de masse » polluante, anti-santé, individualiste et vite obsolète. Veut-on vivre pour consommer ou consommer pour vivre ? That is the question. Ceci dit, vivre c’est aussi travailler mais pas un travail aliénant pour les profits du patron et pour les guerres de leur État.
Depuis la Deuxième guerre mondiale, la productivité du travail a été multipliée par trois mais le temps de travail normal a à peine été réduit du tiers. Cette hausse phénoménale de la productivité du travail à peine compensée par le temps libre a non seulement permis l’orgie aliénante et polluante de la « consommation de masse » mais elle a aussi été l’occasion de fermetures de lieux de travail et de congédiements massifs, particulièrement pendant les crises économiques. Il s’agit la plupart du temps non de classiques banqueroutes mais de dites « rationalisations » ou « délocalisations » par des entreprises rentables, souvent suite à des acquisitions et à des fusions. Faire de fiers prolétaires des « morts vivants » (Félix Leclerc) à la marge de la société pour une poignée de dollars supplémentaires est particulièrement barbare. Ce crime ne se rachète pas par des larmes de crocodiles et encore moins par des comités de reclassement ou un chèque de séparation. Le droit de travailler, en fait sa nécessité sociale, est fondamental car il n’y a pas de création de richesse sans travail en autant qu’il se combine harmonieusement avec les écosystèmes.
Cette hausse de la productivité sans baisse significative du temps de travail pour l’amour de l’accumulation du capital fait en sorte qu’une bonne moitié de la population mondiale — trois milliards de personnes — n’arrive pas à combler leurs besoins légitimes de nourriture, d’habillement, de logement, de transport et de loisir. Dramatiquement, le système de « consommation de masse » est pour l’heure le seul système réellement existant apte à combler ces besoins. On ne peut reprocher au prolétaire chinois d’aspirer au consumérisme des « classes moyennes » occidentales ou japonaises alors que la nouvelle bourgeoisie chinoise ne leur offre que ce modèle éco-destructeur. Le quart le plus pauvre de la population québécoise y participe à la marge souvent par ses pires aspects comme le fast food qui rend obèse et malade, les minounes, les plus polluantes des automobiles, et les logements les plus mal isolés. Ce prolétariat pauvre n’a pas besoin d’un parasitaire revenu de citoyenneté, pâle image déformée des revenus spéculatifs du capital dont le but est de l’intégrer à l’économie de marché aux dépens des services publics, mais de contribuer à la société par un travail digne et socialement utile.
Il ne s’agit pas de prôner l’appauvrissement général pour sauver la planète, ce que suggère le terme de « décroissance », mais plutôt de mieux vivre, de mettre en place le temps du « bien vivir » proposé par les peuples aborigènes des Amériques. Non seulement la production d’armements, de publicité et de marketing, de fast food, d’automobiles, de bungalow et de système autoroutier doit-elle décroître mais elle doit tendre à disparaître ou atteindre un plancher très bas. Par contre, la production de services publics (santé, éducation, garderies, culture mais aussi transport et logement collectifs, efficacité énergétique et énergie renouvelable, et de nourriture biologique subventionnée) gratuits ou bon marché et financés par un impôt très progressif doit croître à grande vitesse. Culture publicité commerciale Mettre fin au modèle agricole productiviste. Pour un nouveau contrat social en agriculture (extrait) par contribution individuelle Stéphane Lessard
« Dictature » de la distribution
L’industrialisation de l’agriculture a aussi entraîné une concentration au niveau de la distribution des denrées alimentaires: actuellement, trois entreprises dominent ce marché au Québec (Sobeys, Loblaw, Métro) en prétendant détenir la meilleure qualité au plus bas prix à grands frais de publicité. Il se développe ainsi une « dictature » de la distribution qui inclut les marques privées, l’accès aux tablettes, la régularité et le volume des approvisionnements, la livraison aux entrepôts, les délais de paiement, les frais de promotion sur les lieux de vente, etc.
Culture publicité commerciale ORGANISÉ PAR LES ASSOCIATIONS LOCALES LAPORTE, MARIE-VICTORIN ET TAILLON (extrait) Contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programme
Personne ressource : Philippe Hurteau Total de personnes : 17 (je n’ai pas tous les noms) Décroissance : « comment peut-on faire la décroissance? »
L’idée est d’avoir des produits durables qui respectent l’environnement.
Fabriquer des produits durables c’est une décision politique, c’est un choix de société. Sinon on épuise les ressources naturelles, on pollue. Mais nous sommes dans une société de marketing qui lui, crée les besoins et ensuite, ça devient une nécessité.
« Je suis pour un contrôle assez drastique au niveau de la production, de la publicité, limiter le crédit. Il y a des campagnes de sensibilisation qui marchent très bien. Et il y a des limites qui se donnent autoritairement et qui marchent si ça s’accompagne d’un travail en amont de sensibilisation et d’information. »
« Il y a aussi la responsabilisation individuelle, on a un pouvoir de résistance individuelle par rapport à la pression de la publicité et aux autres moyens de sollicitation à la consommation. Pourquoi, on continue à aller dans les gros au lieu d’aller dans les boucheries. »
Culture publicité commerciale
Pour une économie féministe et solidaire par CNF & CT Familles 1.1.1Quels sont les fondements d’une économie solidaire?
Comment freiner l’accélération continue de la consommation, orienter l’économie vers la « décroissance quantitative » et limiter la production de biens et services à ceux qui sont utiles à la collectivité?
Le marketing est une fonction clé de l’entreprise à but lucratif et du système capitaliste qui nuit à la volonté de réduire la consommation et à la rendre plus conforme aux besoins réels de la collectivité. La publicité cherche à faire vibrer des cordes sensibles dans le but d’inciter à l’achat. Dans notre système économique, le marketing est un rouage majeur qui entretient et nourrit le phénomène de la surconsommation. La question qui s’impose : à qui est utile la méga industrie de la publicité? Est-il éthique de permettre à une industrie d’être à ce point omniprésente, puissante et influente quant aux habitudes de consommation de la population? La publicité et la plupart des stratégies de marketing sont clairement un obstacle à l’essor d’une économie solidaire. Envisager l’abolition de la publicité au profit d’un système d’information géré par une instance qui n’a pas d’intérêt lié à la vente des produits et services est une option sans doute trop aventureuse pour le programme de Québec solidaire. Cependant, il est impératif de questionner notre rapport aux stratégies de marketing qui ne visent qu’à créer des besoins et à entretenir l’illusion que le bonheur dépend de la possession de biens divers.
PROPOSITION 1 : Renforcer l’encadrement législatif de la publicité et des techniques de marketing dont l’objectif vise uniquement à augmenter le chiffre d’affaires, les parts de marché et la fidélisation des clients. Idéalement, toute stratégie publicitaire visant les enfants devrait être interdite.
PROPOSITION 2 : Réaliser des campagnes de sensibilisation afin d’outiller la population face aux stratégies de marketing qui les bernent par divers moyens sophistiqués, qui créent des besoins et qui parviennent à inculquer des idées ou des envies chez les consommateurs, notamment les jeunes.
La surconsommation est un mode de vie dont l’apprentissage débute pratiquement à la naissance notamment par l’exposition intense à la publicité sous diverses formes. Des études démontrent que dès l’âge de six mois, les bébés peuvent reconnaître des logos ou des mascottes et que la fidélité à une marque peut s’établir dès l’âge de deux ans. Les spécialistes du marketing conçoivent des produits dérivés destinés aux enfants afin qu’ils associent des marques de voitures, par exemple, à des souvenirs plaisants, recrutant ainsi leur clientèle très précocement. De plus, les enfants influencent significativement les décisions d’achats de leurs parents, notamment des mères qui sont souvent les premières responsables des achats domestiques.
Culture publicité commerciale
Transformer l‘économie pour qu‘elle soit au service du bien commun (extrait) par cerclegauchesocialiste_sur la démocratisation de l‘économie
Démocratisation de l’activité économique
La société actuelle est marquée par la combinaison de crises financière, économique, écologique-climatique, alimentaire… Dépasser la situation actuelle suppose des changements fondamentaux de nos rapports à la nature, dans l‘utilisation des ressources, dans nos choix sociaux de production et de consommation et le développement d‘une véritable démocratie citoyenne sur le terrain économique.
Cette approche démocratique visera à définir collectivement les biens de consommation à produire, leur quantité et leur nature, les types d‘énergie à employer pour leur production, les types de consommation à privilégier, les niveaux de réduction de consommation d‘énergie et de biens à établir, la transformation des modes d‘habitat, de transport des marchandises et des personnes, la relocalisation de la production dans une logique des dépenses d‘énergie, l‘élimination d‘une série de productions qu‘on peut identifier à du gaspillage (production d‘armements, publicité, productions à obsolescence planifiée,…) la diminution du temps de travail pour rompre avec les surproductions en tout genre. La nécessaire transformation culturelle des modes de consommation est inconcevable sans que la population ait un pouvoir collectif réel sur les choix de ce qui est produit.
Aucune autre contribution citoyenne n’a été publiée pour la perspective .
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