par Saint-Hyacinthe
BÂTIR ENSEMBLE UN QUÉBEC SOLIDAIRE
ÉLABORATION DU PROGRAMME
ENJEU 3
3. LE DROIT À
St-Hyacinthe Cercle citoyen
1. Que l’on réaffirme le caractère public du régime de santé. En ce sens, que l’on freine l’intrusion du privé. Plus spécifiquement, que l’on refuse tout PPP et ferme la porte aux agences privées dans les services de santé.
Que l’on fasse la promotion du régime public de santé en soulignant sa supériorité sur les régimes privés pour l’ensemble de la population, notamment au sujet des coûts et de l’universalité des services.
2. Que l’on augmente le nombre de médecins, notamment en favorisant l’admission d’un plus grand nombre d’étudiants en médecine et favorisant l’intégration des médecins venant de l’étranger.
3. Que l’on mette l’accent sur la prévention
a) en luttant contre la pauvreté;
b) en assurant le respect de normes établies en s’appuyant sur les recommandations de scientifiques compétents et indépendants pour garantir une alimentation de qualité. Notamment, que l’on contrôle la quantité de certains intrants (sucre, sel…) et que l’on interdise les matières dommageables ou à risque pour la santé (colorants et autres additifs alimentaires, gras trans…). Que l’on agisse de même vis-à-vis d’autres biens de consommation dont la qualité influence la santé (par exemple, des souliers de qualité empêchent la déformation des pieds et évite des traitements de santé);
c) en assurant un milieu exempt de pollution (air, eau…)
d) en privilégiant une organisation de la vie qui favorise une réduction du stress, notamment par l’organisation du travail;
e) en assurant un financement de base adéquat et récurrent aux organismes communautaires oeuvrant dans le secteur;
f) en assurant la présence de travailleuses et travailleurs de la santé dans les écoles;
4. Que des États généraux de la santé, à l’écoute de la population et, particulièrement, des personnels de la santé
a) réaffirment le caractère public d’un service de santé complet, universel, public (services principaux, complémentaires et accessoires) et gratuit;
b) établissent des modalités qui assurent à toutes et tous le plein accès aux médicaments qui leur sont nécessaires;
c) établissent des modalités qui assurent que les services donnés par le régime de santé soient respectueux de la personne et de sa pleine dignité;
d) révisent le panier de service pour l’étendre de façon à satisfaire complètement les besoins réels de la population mais en excluant les services non nécessaires (esthétiques ou autres déterminés par les états généraux);
e) établissent les modalités de répartition des ressources, notamment des médecins, sur le territoire dans des cliniques de médecines familiales, des CLSC, hôpitaux, etc. pour assurer que les services soient rapidement et également accessibles à tous sur l’ensemble du territoire;
f) établissent les modalités d’un financement public adéquat et en détermine les modalités par une imposition juste, sans tarif ou ticket modérateur… ; le principe étant que l’on paie quand on en a les moyens et que l’on bénéficie quand on en a besoin;
g) établissent les modalités permettant de garantir l’imputabilité des responsables du Ministère pour les décisions prises ;
h) établissent les modes de gestion interne des institutions de santé pour assurer le contrôle des coûts et une organisation efficace et respectueuse des travailleuses et travailleurs de la santé ;
i) proposent une gestion scientifique de la santé et du régime de la santé;
j) élaborent un programme d’éducation à la santé pour favoriser la prévention et une plus grande autonomie de chacune et chacun envers la gestion de sa santé personnelle;
k) étudient le rééquilibrage à apporter dans la distribution des responsabilités vis-à-vis les services à donner en questionnant les pouvoirs en santé; (pouvoirs des infirmières, médecins, médecines douces, rôle et pouvoirs des ordres, etc.);
l) déterminent le nombre d’étudiantes et étudiants à admettre pour assurer toutes les ressources nécessaires pour satisfaire les besoins de la population (médecins, infirmières et infirmiers, spécialistes, etc. ) ;
m) proposent le mode de rémunération le plus efficace et juste pour chacun des intervenants en santé, notamment en considérant le salariat et la rémunération à la capitation;
n) recommandent une organisation du travail favorisant la meilleure qualité de service et assurant la qualité de vie des travailleuses et travailleurs de la santé;
o) instaure un Observatoire du monde de la santé pour vérifier que le régime de santé mis en place réponde constamment aux attentes définies par les États généraux et pour identifier aux Ministère les correctifs à apporter s’il y a lieu.
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