par Saint-Hyacinthe
BÂTIR ENSEMBLE UN QUÉBEC SOLIDAIRE
ÉLABORATION DU PROGRAMME
ENJEU 3
1. UNE ÉDUCATION PLUS JUSTE, PLUS ÉGALITAIRE, PLUS DÉMOCRATIQUE
St-Hyacinthe Cercle citoyen
2.0.1 Que l’on étudie le système finlandais d’éducation dont on pourra tirer plusieurs leçons bénéfiques à appliquer au Québec.
2.0.2 Considérant la lourdeur du système administratif, notamment pour la mise en place de projets spéciaux;
Considérant que trop de place est accordée à l’appareil bureaucratique, au détriment de l’élève;
Que l’on revoie les modes de gestion de manière à rendre le système plus efficace, notamment en regard des processus décisionnels.
2.0.3 Considérant l’accroissement rapide de la connaissance à acquérir et pour combattre le décrochage,
Que l’on ajoute une année d’étude au niveau secondaire et une année d’étude aux secteurs général et professionnel du Cégep.
2.0.4 Que l’on donne des cours de culture générale (histoire, philosophie, histoire de la pensée et des techniques…) à tous les élèves.
2.0.5 Que l’on favorise le volet culturel dans nos écoles et qu’on le subventionne adéquatement.
2.0.6 Que l’on encourage les activités parascolaires, notamment sportives et artistiques, pour favoriser la poursuite de l’excellence et la persévérance scolaire.
2.0.7 Que l’on valorise l’effort et la persévérance auprès des jeunes et qu’on leur apprenne à planifier leur vie.
2.0.8 Que l’on apprenne aux élèves à aimer apprendre.
2.0.9 Que l’on favorise le développement du sentiment d’appartenance à l’école auprès de tous les personnels, élèves, parents et de la communauté; que cela puisse notamment se faire par l’échange de services entre toutes ces personnes.
2.0.10 Que l’on sensibilise les parents à la nécessité de leur implication et de leur complicité avec les enseignantes et enseignants et l’école.
2.0.11 Considérant
· que le déficit alimentaire de plusieurs jeunes nuit à leurs études;
· que l’on veut renforcer la cohésion sociale des jeunes et n’en stigmatiser aucun;
· que l’on veut faire de l’école un milieu de vie;
Que, de façon universelle et gratuite, chaque jeune reçoive, depuis la maternelle jusqu’à la fin du secondaire, le déjeuner et le dîner à l’école à tous les jours de classe.
2.0.12 Puisque la pauvreté est une source de décrochage,
· que la lutte à la pauvreté soit une priorité pour le gouvernement;
· que l’on finance davantage les Commissions scolaires pour leurs écoles situées dans les milieux défavorisés afin d’assurer l’égalité des chances (matériel scolaire incluant le matériel informatique, aide pédagogique…, notamment sur le plan langagier et de lecture).
· que l’éducation soit gratuite.
2.0.13 Que l’on fasse de la persévérance scolaire, de la lutte au décrochage scolaire, une priorité de notre système.
2.0.14 Que l’on priorise la maîtrise du français comme moyen essentiel de persévérance scolaire.
2.0.15 Que l’on étudie et promeuve le concept d’école communautaire entrepreneuriale tel que défendu par monsieur Rino Lévesque, notamment, pour contrer le décrochage scolaire.
2.0.16 Que l’on donne priorité à répondre aux besoins de ressources d’aide à l’apprentissage (orthophonie, orthopédagogie, …)
2.0.17 Pour favoriser la persévérance scolaire, que la reconnaissance des acquis soit effectivement réalisée dans tous le système scolaire à l’enseignement régulier et qu’elle permette à l’élève de ne pas avoir à répéter l’apprentissage de connaissances ou de compétences déjà maîtrisées.
2.0.18 Que l’on favorise la multidisciplinarité et l’interdisciplinarité dans l’apprentissage.
2.0.19 Que l’on maintienne les projets particuliers dans les écoles pour que celles-ci soient de véritables milieux de vie et, en ce sens, que l’on réduise le nombre d’élèves par école.
2.0.20 Considérant que l’éducation constitue le tronc de l’arbre du développement durable;
Considérant que le décrochage est un problème important, notamment chez les garçons;
· que l’on rende l’école attrayante et valorisante et que les modes d’enseignement soient centrés sur les besoins de l’élève;
· que l’on réintègre les cours ÉDUCATION AU CHOIX DE CARRIÈRE;
· que l’on apporte un soutien, dont des formations gratuites, aux parents pour leur permettre d’appuyer efficacement leur enfant et de collaborer avec les enseignantes et enseignants pour assurer le succès scolaire de leur enfant;
· que l’on encourage l’alternance travail étude et les formes d’apprentissage d’un tel type qui, notamment, favorisent la persévérance scolaire.
2.0.21 Que l’on reconnaisse que la lutte au décrochage ne passe pas par le nivellement par le bas, ni par la normalisation des notes, ni par un taux de réussite préétabli imposé aux enseignantes et enseignants.
2.0.22 Que l’on reconnaisse que la relation maître-élève est essentiellement une relation humaine basée sur une confiance réciproque, que son développement exige du temps et que cette relation ne peut pas être mesurée par les gestionnaires qui doivent plutôt appuyer l’enseignante ou l’enseignant et respecter son autonomie.
2.0.23 Que l’on accorde une plus grande autonomie aux enseignantes et enseignants, notamment au sujet de leur approche pédagogique.
2.0.24 Considérant l’importance du travail des enseignants pour la société;
Considérant que l’on souhaite éviter que des enseignantes et enseignants n’abandonne la carrière;
· Que l’on valorise le travail des enseignantes et enseignants :
o en faisant la promotion de l’importance de son rôle dans la société;
o en reconnaissant pleinement son autorité auprès des élèves, des parents et autres intervenants;
o en reconnaissant leur professionnalisme et leurs compétences et, conséquemment, en leur accordant une grande autonomie notamment dans leur approche pédagogique et la gestion de leur classe;
o en leur assurant aussi rapidement que possible la stabilité dans un poste qui leur convienne;
o en leur assurant des conditions de travail respectueuse de leur valeur, entre autres sur le plan salarial;
2.0.25 Que la formation des maîtres comprenne des formations en relation d’aide, en écoute active, en animation, en gestion de classe; et prévoit davantage de stages en milieu de travail.
2.0.26 Que les facultés de formation des maîtres soient en contact avec la réalité vécue dans les classes où travailleront leurs futurs diplômés.
2.1
2.1.1 Considérant que le type d’instruction offerte dans les écoles a contribué à évacuer l’esprit critique des élèves;
Considérant que l’éducation doit être un outil d’ouverture sur le monde et aux valeurs humaines;
Que l’on donne des cours de culture générale (histoire, philosophie, histoire de la pensée et des techniques…) à tous les élèves.
2.2 MARCHANDISATION DU SAVOIR DANS LES ÉTUDES SUPÉRIEURES
2.2.1 Que l’on assure un financement d’État adéquat, garant d’un enseignement libre, d’une recherche libre et de l’indépendance des institutions d’enseignement à l’égard des entreprises.
2.2.2 Que ce financement assure une réelle et entière gratuité scolaire au moins jusqu’à la fin d’un baccalauréat.
2.2.3 Que l’on interdise toute commandite d’entreprise privée, sous toutes ces formes (financement, fourniture de matériel, publicité extra ou intra muros…) aux institutions d’enseignement.
2.3
2.3.1 Que les programmes de formation professionnelle et technique soient en lien direct avec les pratiques sur le terrain afin de préparer adéquatement l’élève à son entrée sur le marché du travail.
2.3.2 Que l’on favorise la formation continue de sorte que, dès la fin de ses études régulières, chacun puisse y trouver la réponse à ses besoins particuliers de formation.
2.3.3 Pour favoriser la persévérance scolaire, que la reconnaissance des acquis soit effectivement réalisée dans tous le système scolaire à la formation continue et qu’elle permette à l’élève de ne pas avoir à répéter l’apprentissage de connaissances ou de compétences déjà maîtrisées.
2.4 GESTION DES INSTITUTIONS SCOLAIRES
2.4.1 Que les administrations, du Ministère à la direction d’école, ait comme premier rôle d’appuyer et de valoriser le travail de l’enseignante et de l’enseignant qui est la personne professionnelle qui intervient en première ligne.
2.4.2 Que l’on modifie les règles comptables pour laisser plus d’autonomie aux Commissions scolaires dans la gestion de leur budget et qu’elles soient libres de décider de projets particuliers.
2.4.3 Que, à l’égard des enseignantes et enseignants et des écoles, les Commissions scolaires n’aient pas un rôle décisionnel mais plutôt un rôle de soutien.
2.4.4 Que l’on revoie le rôle des Commissions scolaires de manière à ce qu’elles apportent un soutien efficace aux écoles.
2.4.5 Que l’on rappelle que l’Éducation est un investissement et, conséquemment, que l’on augmente de façon importante le financement du système scolaire public.
2.4.6 Que l’on cesse toute subvention aux écoles privées.
2.4.7 Que l’on maintienne les Commissions scolaires et qu’on en fasse des outils démocratiques qui puissent régler les problèmes locaux.
2.4.8 Que l’on étudie la possibilité de réduire le personnel administratif et gestionnaire au Ministère, dans les Commissions scolaires et les autres institutions d’enseignement.
2.4.9 Que l’on élise un commissaire par école (ou deux si plus grande) qui serait responsable de la mise en place de projets particuliers proposés par l’école.
2.4.10 Que l’on réduise fortement le ratio maître-élèves.
2.4.11 Que l’on donne les ressources nécessaires pour l’intégration des EHDAA et que leur nombre en classe régulière soit limité substantiellement.
2.4.12 Que le Ministère de l’Éducation désigne un « protecteur de l’élève » afin d’assurer le respect de ses droits.
2.4.13 Que l’on étudie l’opportunité de rendre obligatoire l’école publique pour toutes et tous.
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