par Qs Laval
2. ÉDUCATION
2.1 Imposer une date-butoir pour la fin des subventions à l’école privée et proposer dans l’intervalle une période durant laquelle les écoles privées pourront intégrer le réseau public, dans le respect des valeurs et règles en vigueur. À terme, transférer le reste des subventions gouvernementales actuelles aux écoles privées vers les écoles du secteur public.
2.1.1 Les projets pédagogiques particuliers à recrutement sélectif ont le défaut de créer un système d’éducation à deux vitesses à l’intérieur même du système public. Certains d’entre eux encouragent également la spécialisation des enfants à un très jeune âge en les enfermant dans une logique de concurrence et de performance. Toutefois, le concept peut aussi être très intéressant pour ouvrir les horizons des jeunes et développer leurs talents (notamment en musique où l’effervescence québécoise dans le domaine doit beaucoup à de tels programmes plus accessibles qu’un conservatoire). Des projets à caractère particulier sont aussi une arme efficace contre le décrochage scolaire pour la partie de la population chez qui les facteurs socio-économiques ne sont pas la raison principale du décrochage.
Pour ces raisons, les projets particuliers ne devraient pas être éliminés, mais être poursuivis à certaines conditions applicables au public et aussi au privé :
· Qu’ils soient accessibles (pas de coûts supplémentaires aux parents, pas d’accès selon les notes)
· Qu’ils encouragent la mixité (en mélangeant les élèves pendant les cours du cursus normal
· Qu’ils ne cherchent pas à créer des professionnels mais travaillent dans une logique de dépassement de soi et de plaisir (tant mieux si certains et certaines élèves deviennent professionnels)
2.1.4 Afin de sensibiliser les jeunes à la diversité des nombreux peuples « fondateurs », plusieurs mesures peuvent être appliquées dans les écoles. D’abord en s’assurant que les cours d’histoire n’occultent et ne déforment pas les pans autochtones de notre histoire « nationale ». Ensuite, il serait intéressant, dans un souci de respect et de relations communautaires plus engagées d’offrir dans les écoles des régions en contact avec des communautés autochtones, des cours des langues autochtones. Il faudra aussi soutenir les écoles fréquentées pas les autochtones pour que leurs langues nationales y soient enseignées.
2.1.5 En appui spécifique aux communautés autochtones, mettre en œuvre un plan d’action pour combattre la pauvreté, le décrochage scolaire et la discrimination systémique dans l’accès à l’éducation, et pour augmenter de façon significative le nombre de diplômés autochtones, dans le plus grand respect de leurs besoins sociaux et de leurs traditions ancestrales.
2.2.3 Les collèges comme l’université ont deux missions fondamentales. L’une est de transmettre les connaissances et de les conserver, d’instruire et de développer les talents de la population. L’autre mission est de développer de nouvelles connaissances à travers la recherche. Pour cette raison, deux structures budgétaires distinctes devraient être établies afin de valoriser le volet d’enseignement.
Une structure de financement de l’enseignement (collégial et premier cycle) qui permettrait l’accès à des outils de qualité. Le financement de l’enseignement devrait prendre en compte les besoins réels des établissements et de leurs étudiants, notamment en éliminant les équivalents temps-plein.
Une structure de financement de la recherche (cycles supérieurs et professorat) qui soit axée principalement sur la recherche fondamentale et celle qui correspond aux besoins de la communauté.
Dans les deux cas, le financement des universités et des collèges ne doit pas viser à promouvoir la concurrence entre les institutions, mais bien à diversifier l’offre au-delà des demandes de l’industrie et à disséminer les pôles d’un domaine de connaissance à la grandeur du territoire québécois cherchant à maintenir une offre de programmes large dans toutes les régions du Québec.
2.3 Formation continue
L’État doit soutenir davantage le droit à l’éducation des adultes pour mieux répondre aux besoins des individus et de la société. Les organisations, entreprises et communautés doivent aussi adhérer, promouvoir et participer au développement d’une «culture de formation» dans une perspective d’épanouissement des personnes et de progrès social.
a) Accroître l’accessibilité à la formation continue
b) encourager une définition large de la formation, c’est à-dire en y incluant tant la dimension personnelle que professionnelle
c) assumer en totalité le financement de la formation générale et professionnelle de base des adultes, sans limite de nombre et de durée (enveloppe ouverte)
d) soutenir les étudiantes et étudiants adultes par diverses mesures (crédit d’impôt. congé pour études, services de garde gratuits, programmes de prêts et bourses pour la formation à temps partiel, etc.)
e) amender la loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main d’œuvre (appelée la loi du 1%) pour que les syndicats y soient reconnus officiellement comme partie prenante d’une gestion paritaire de la formation dans l’entreprise et que le principe de l’équité d’accès à la formation continue y soit reconnu pour toutes les catégories d’emploi.
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