par Pontiac-Aylmer
2.1.1 Les projets pédagogiques particuliers doivent être maintenus. Les critères d’accès doivent être établis en fonction des besoins spécifiques de chaque projet. D’autres projets doivent être offerts visant des accomplissements et des apprentissages sociaux.
2.1.2 Il faut permettre le redoublement et maintenir le travail académique en dénombrement flottant.
2.1.2 Il est faux de prétendre que les personnes qui ne complètent pas un secondaire 5 sont condamnées à une vie misérable. Il faut en finir avec de telles affirmations et se consacrer à la meilleure formation possible pour chacun en développant les talents individuels. Nous connaissons tous des exemples de personnes qui ont réussi et vécu des vies heureuses et prospères sans compléter un secondaire 5. Il faut enseigner que la réussite d’une vie ne nécessite pas la célébrité, ni la présence dans l’actualité. Une vie réussie est une vie heureuse, ponctuée de succès, de victoires sur soi-même, une vie à vivre ses passions tout en respectant les autres, une vie d’accomplissements. Un accomplissement n’a pas besoin d’être médiatisé pour être signifiant.
Il existe un seuil scolarisable, qui peut changer selon l’âge de la personne. Il faut comprendre que si une personne a des aptitudes différentes de celles liées à un apprentissage strictement académique, il faut lui permettre de les développer dans un parcours différent. Dès l’âge de 15 ans, il faut développer des programmes en vue de l’insertion sociale d’une clientèle qui ne réussit pas et qui accumule des échecs répétés. Ces programmes institutionnels ou dans l’entreprise, doivent être axés sur des accomplissements générateurs de croissance personnelle, sur de la formation en vue d’accomplir des tâches ou à des métiers avec efficacité.
2.1.3 Un programme de préparation à la vie citoyenne doit être dispensé du début du primaire à la fin du secondaire. Ce programme doit inclure les sujets suivants : consommation responsable, respect et protection de l’environnement, gestion des finances personnelles, vie en société, égalité des sexes, respect des autres et de la vie privée, entraide, connaissance des lois et des règlements indispensables à la vie en société, connaissance de ses droits et responsabilités, fonctionnement de l’État et de ses services (santé, éducation, impôts, taxes, etc.), différences entre les peuples et les lois des différents pays.
2.1.3 La formation du primaire et du secondaire doit se centrer sur l’essentiel. Il faut se libérer de l’influence des différents lobbys qui finissent par diluer la formation de nos jeunes en y incorporant tout et n’importe quoi.
2.1.4 Les écoles doivent avoir l’obligation de mettre en place des programmes d’enrichissement pour les élèves doués.
2.1.5 Les classes d’accueil actuelles, du moins au primaire, sont tout à fait adéquates à ce niveau.
2.1.6 Il faut éliminer toute pratique religieuse à l’école. La dimension religieuse doit être abordée dans la multiplicité des croyances et des pratiques, ainsi que dans les grands récits fondateurs.
2.2 Dans la mesure où nous nous dirigeons vers une scolarisation gratuite à tous les niveaux, il faut maintenir et encadrer la participation de l’entreprise privée. Toutefois, cette participation ne doit pas se traduire par des réductions d’impôts pour ces entreprises. D’autres modèles de participation pourraient être envisagées. Par exemple, un modèle semblable à ce qu’offre les forces armées, par lequel une entreprise paierait un revenu à un étudiant doué pour lui permettre de compléter ses études universitaires moyennant quelques années de service par la suite pourrait être encouragé.
2.2.1 Au collégial, il faut recadrer les deux voies principales :
La première doit viser un perfectionnement des connaissances et des acquis en fonction d’une maîtrise supérieure des langages parlé, écrit et mathématique, pour une préparation directe à des études universitaires. Développement des mécanismes de la pensée.
La seconde voie continuera les programmes techniques, en harmonie avec l’industrie afin de dispenser une formation adaptée aux processus et aux outillages de l’entreprise privée. Des ententes claires doivent établir les droits, les expertises et les responsabilités de chaque partenaire. En complément des cours techniques, les collèges développeront des cours de jeunes entrepreneurs, ou jeunes écrivains, ou jeunes artistes, ou musiciens, etc. pour une meilleure préparation à la vie active.
2.2.1 Des stages en entreprise doivent être supervisés au collégial et préalable à certaines formations universitaires afin que les candidats puissent mesurer leurs intérêts et leurs aptitudes avant d’y consacrer plusieurs années de leur vie. Par exemple, en enseignement, une bonne gestion de classe est essentielle à toute transmission de connaissances. Le leadership nécessaire à la gestion de classe ne s’enseigne pas. Il ne peut être amélioré que s’il existe naturellement.
2.2.3 Les universités doivent, tout comme les collèges, maintenir deux voies ayant des orientations différentes :
a) Recherche pure et fondamentale, sans lien avec l’industrie.
b) Recherches appliquées, en lien avec l’industrie. Il faut se pencher sur les subventions et les brevets afin de préciser adéquatement les droits et responsabilités des partenaires.
c) Il appartient à l’État de préciser clairement les limites de ces ententes. Un comité formel comprenant les différents acteurs concernés (ministère, administration, enseignants, étudiants et entreprises) devra être formé pour définir et approuver ces ententes.
d) Toutes les avancées scientifiques provenant du réseau de l’éducation doivent être de diffusion universelle.
2.3.3 Il faut se prémunir contre la résistance de certaines associations professionnelles qui ne visent qu’à limiter le nombre de candidats. Par ailleurs, il faut développer des experts pour l’évaluation des programmes suivis dans les différents pays, établir des équivalences, développer des évaluations et des mises à niveau rapides et efficaces.
2.4 Tous les étudiants qui possèdent un baccalauréat dans une discipline appropriée pourront, après avoir complété 30 crédits en éducation, obtenir le droit d’enseigner.
2.4 L’Université du Québec harmonisera la reconnaissance des crédits entre ses différents campus.
2.4.1 Le pouvoir des parents, des enseignants et des élèves existe déjà via leurs associations et le Conseil d’Établissement des écoles. Il faut donner davantage qu’une simple formation en début d’année afin que les différents partenaires des Conseils d’Établissement travaillent en équipe.
2.4.2 Notre société est ainsi faite que les personnes avec un revenu élevé sont généralement considérées comme importantes. Les enseignants, avec un baccalauréat de 4 ans commencent leur carrière avec un salaire de technicien. Leur revenu, au Québec, est d’environ 20% inférieur à celui attribué en Ontario, par exemple. Depuis des décennies, ils traînent derrière eux l’appellation de « travailleur de l’enseignement ». Je crois qu’il faut faire disparaître cette appellation d’une autre époque, leur attribuer un statut de « maître » et confirmer ce statut par un revenu approprié au rôle extrêmement important qu’ils jouent dans notre société. Ils doivent également répondre de la qualité de leur travail.
2.4.3 Développer des enseignants accompagnateurs et les libérer d’une partie de leur tâche pour soutenir et encadrer le jeune enseignant pendant toute sa première année dans la profession.
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