par Regroupement de l’Est de Montréal
La parole étant l’expression de la pensée, puisqu’il est indispensable de maîtriser sa langue pour énoncer clairement ses idées, la formation des enseignants devra mettre l’accent,la formation des enseignants devra mettre l’accent autant sur la langue parlée (syntaxe, prononciation, vocabulaire …) que l’écrite et tenter de réduire l’écart entre les deux qui nuit à l’apprentissage du français correct.
Il faudra parler davantage de philosophie éducative dans les facultés des Sciences de l’éducation et repenser le système de stages pour favoriser un meilleur arrimage entre les enseignants et les futurs
enseignants.
Il apparaît impératif de reconnaître le travail éducatif et social des enseignants en leur offrant un milieu plus propice à un meilleur exercice de leur profession, pour le bénéfice de tous et plus particulièrement des élèves.
Il faudra aussi valoriser l’effort ainsi que l’acquisition d’outils intellectuels, dans les écoles primaires et secondaires, sans négliger d’intégrer plus d’activités physiques qui favorisent une meilleure disposition à l’apprentissage. Il importe aussi d’appuyer l’innovation pédagogique, plus particulièrement les approches démocratiques qui favorisent le développement de l’autonomie intellectuelle essentielle à la participation sociale.
Il est impératif de sortir l’éducation du MELS (Ministère de l’éducation, des loisirs et des sports) pour créer un véritable Ministère de l’éducation. Ce ministère devra revenir à une conception de l’éducation basée sur le droit à l’éducation de l’enfant, ainsi que le principe d’éducabilité de tous. L’école primaire et secondaire devra être aussi un lieu d’éducation citoyenne, et la priorité ira à l’enseignement général et universel, c’est-à-dire à la formation d’êtres humains, formation qui ne soit pas obligatoirement en lien avec les diktats du marché de l’emploi.
Sans éliminer complètement les commissions scolaires, leurs structures administratives devront être refondées, “dégraissées” et recentrées sur l’école comme lieu de décision, en concertation avec les parents. L’approche comptable, le gaspillage et le clientélisme devront être dénoncés et même proscrits par des lois.
La relégation dans des “classes-poubelles “des élèves en difficulté devra être considérée comme un crime social, et l’intégration de ces élèves dans l’école, ainsi que leur insertion sociale devront se faire à l’aide d’un financement adéquat pour les services auxquels ils ont droit. Une politique de justice sociale devra être mise en application auprès des enfants des régions éloignées et des milieux défavorisés, particulièrement chez les autochtones.
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