par QS-Gouin AGA 2011
Le Québec a besoin de ses artistes pour s’épanouir, pas seulement des artistes à renommée internationale, mais aussi de ceux et celles qui oeuvrent sur le plan local et qui contribuent au développement de leur communauté. Plusieurs expériences démontrent que la vitalité culturelle, d’un quartier par exemple, engendre la vitalité sociale. Pensons à toute l’effervescence qui s’est créée autour du sauvetage et de la prise en charge du cinéma Beaubien par la communauté de Rosemont-Petite-Patrie à Montréal.
Une présence artistique augmente le bouillonnement créatif des quartiers et des municipalités. Cela ne peut cependant se faire si les artistes vivent et travaillent en en vase clos. Ceux-ci ont donc le devoir de se rapprocher des citoyenNEs. Or, la majorité des artistes québécois vivent sous le seuil de faible revenu (avec un revenu médian de 15 000 $), travaillent dans la précarité et ne disposent d’aucun filet de sécurité sociale. Ils-elles disposent donc de peu de moyens pour atteindre cet objectif de rapprochement. C’est pourquoi, la participation gouvernementale est essentielle pour mettre sur pied des infrastructures qui permettent la rencontre entre les citoyenNEs et les artistes. En donnant les moyens aux artistes de différentes disciplines de s’intégrer à la communauté, on favorise la démocratisation et l’accès à la culture ainsi que le développement de la biodiversité culturelle.
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