par Bien commun
Extrait d’une contribution présentée dans le cadre de l’enjeu 2 du programmeL’économie solidaire : la transition vers l’écosocialisme?
À long terme, nous souhaitons réaliser la socialisation des grands moyens de production et d’échanges, conformément à la définition qui en a été donnée plus haut. Il importe dans cette perspective de préciser quelles formes de propriété, ou combinaison de formes, seraient les plus appropriées selon tels ou tels secteurs. Cette discussion est cruciale, même si son horizon est des plus lointains. Car c’est elle qui pourra dégager le sens le plus profond de notre action collective, en tant que parti politique. Par contre, nous croyons que cet horizon ne pourra être tranché définitivement lors du prochain congrès, et devra par conséquent se renouveler selon l’évolution de la conjoncture et des rapports de force à l’intérieur de la société québécoise et sur la scène internationale.
Cela dit, il importe entre temps de rendre possible une telle perspective, par la réalisation de diverses mesures transitoires, telles des nationalisations sous contrôle démocratique (avec participation des salariés et des représentants des consommateurs, des syndicats, des régions, etc. à la gestion de ces entreprises) dans certains secteurs stratégiques (ressources énergétiques (ex. Éole-Québec), les transports publics, les télécommunications, les banques, la production pharmaceutique (ex. Pharma-Québec)). La clé pour que ces nationalisations ne soient pas simplement des mesures de gestion capitaliste “améliorée” mais bien des formes transitoires menant au dépassement éventuel du capitalisme, est bien leur aspect démocratique. Car c’est ainsi qu’elles peuvent contribuer à améliorer le rapport de force en faveur des classes populaires et devenir des facteurs de progrès.
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