par Le Cercle des fermières de Villeray
1) Les élèves de l’école primaire ou de l’école secondaire assujettis à la loi 101 et qui désirent s’inscrire en immersion anglaise pour une année de leur cheminement scolaire doivent faire la démonstration de leur maîtrise de la langue française, écrite et orale.
Si l’apprentissage de l’anglais et le bilinguisme individuel sont des objectifs louables, la maîtrise d’un français oral et écrit de qualité demeure la priorité dans une nation québécoise ayant le français comme seule langue officielle. La bilinguisation collective du Québec ne devrait pas être un objectif prioritaire: tous et toutes n’ont pas le besoin ni le désir d’atteindre le même niveau de maîtrise de la langue anglaise. Dans une société où la langue de la culture commune et du travail est le français, la maîtrise de celle-ci devrait être un préalable avant de pouvoir se concentrer intensivement sur l’apprentissage de l’anglais, au-delà des programmes réguliers et enrichis de langue anglaise, déjà en place dans les écoles primaires et secondaires. Nous croyons que le nombre d’heures réservées à l’enseignement régulier de l’anglais aux niveaux primaire et secondaire est suffisant. C’est plutôt la qualité de l’enseignement qui est très variable et inconstante d’une classe à l’autre. Ce problème relève des lacunes de la formation des maîtres: le problème demeure le même, qu’il soit question de l’enseignement régulier ou de l’enseignement intensif en 6e année du primaire, tel que proposé par le gouvernement Charest. Nous avons fait une proposition à ce sujet dans la thématique Éducation.
2)
Le nombre de places disponibles dans les cégeps anglophones publics sont destinées en priorité aux élèves issus du réseau scolaire anglophone public et financées au pro rata du nombres d’étudiants anglophones. Les places vacantes sont disponibles aux non anglophones qui font la démonstration de leur maîtrise de la langue française, écrite et orale.
Le réseau scolaire anglophone public a été maintenu en place au Québec en vertu du droit acquis de la minorité anglophone historique d’avoir ses propres établissements d’enseignement. Au-delà du niveau secondaire où la loi 101 s’applique, les citoyens et citoyennes majeurs devraient avoir le choix de s’inscrire dans l’établissement post-secondaire qu’ils désirent. Toutefois, l’enseignement anglophone post-secondaire public n’est pas un droit pour les non-anglophones. Si les portes des cégeps anglophones sont largement ouvertes à tous, jusqu’où le gouvernement devrait-il financer l’enseignement anglophone à des non-anglophones? Nous croyons que les places devraient être prioritairement réservées aux élèves anglophones. Les quelques places vacantes devraient être accessibles aux non-anglophones qui démontrent une excellente maîtrise de la langue française.
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