par Le Cercle des fermières de Villeray
1) Valoriser l’enseignement primaire et secondaire en haussant la rémunération et en améliorant les conditions de travail.
La profession d’enseignant est de plus en plus désertée et sa qualité est souvent critiquée, particulièrement au niveau secondaire. Nous croyons qu’une hausse de la rémunération et une amélioration des conditions de travail permettraient d’encourager les enseignants et enseignantes de qualité à poursuivre leur travail et, surtout, à attirer des personnes qualifiées à la pratique de l’enseignement primaire et secondaire. Toutefois, ces mesures doivent être accompagnées d’un processus s’assurant de la qualité de l’enseignement (proposition suivante).
2) Création d’un ordre professionnel des enseignants et enseignantes responsable de la délivrance du brevet d’enseignement, de l’évaluation et de la formation continue du corps enseignant.
Le sous-financement du système d’éducation publique et la concurrence du réseau privé amenuisent la qualité de l’enseignement dans le réseau public. Toutefois, l’absence d’évaluation, d’encadrement et de formation continue du corps enseignant nous semble un autre facteur important qui nuit à la qualité de l’enseignement. Tout d’abord, l’obtention du baccalauréat en enseignement primaire ou secondaire ne devrait plus être un préalable à la délivrance du brevet d’enseignement, qui devrait relever d’un ordre professionnel. Beaucoup d’enseignants potentiels sont rebutés par le baccalauréat en enseignement, où ils ont très peu de formation dans leur spécialité. Plusieurs préfèrent obtenir un diplôme de 1er cycle universitaire dans leur champ d’intérêt, mais se voient dans l’obligation de faire un deuxième baccalauréat en éducation pour obtenir leur brevet d’enseignement. Nous doutons de la pertinence d’une formation de 4 ans gravitant principalement autour de la pédagogie et trop peu autour des matières qui devront être enseignées. Un ordre professionnel permettrait de s’assurer que tous et toutes, peu importe leur cheminement universitaire, aient les compétences et les connaissances minimales en pédagogie et dans les matières enseignées. L’évaluation jumelée à la formation continue est nécessaire pour assurer la qualité de l’enseignement. Nous ne voulons pas d’une évaluation du taux de diplomation des enseignants, comme le propose la Coalition pour l’avenir du Québec. Nous voulons plutôt des mécanismes pour détecter les lacunes dans les méthodes d’enseignement et dans les contenus enseignés afin qu’elles soient corrigées par la formation continue.
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