Proposition Santé-Sherbrooke 1
Considérant que :
- La santé est un droit pour chacun des citoyens et citoyennes
- La santé est la responsabilité de chacun
- La santé est un bien collectif
Québec Solidaire propose que l’état s’engage dans des campagnes de sensibilisation pour inciter les citoyens et les citoyennes à adopter des comportements et des habitudes qui favorisent leur santé.
Argumentaire : la santé est un droit et collectivement les citoyens et les citoyennes doivent prendre en charge leur santé pour s’assurer que les coûts collectifs restent faibles. Si chacun est responsable de sa santé, la pression financière sur le système sera moindre. En offrant des campagnes de sensibilisation, l’état peut éduquer la population et lui donner des moyens de prévenir et même de guérir des maladies bénignes.
Proposition Santé-Sherbrooke 2
Considérant que
- La rémunération des médecins à l’acte provient d’un système fondé sur les maladies aigües
- Les problématiques de santé touchent de plus en plus des personnes souffrant de maladies chroniques
Québec Solidaire propose de mettre en œuvre des moyens de rémunération des médecins adaptés à l’évolution des besoins en santé.
Argumentaire : La plupart des médecins sont payés selon l’acte réalisé. Or ce système prend mal en compte les soins donnés pour les maladies chroniques qui, du fait des progrès de la médecine et du vieillissement de la population sont de plus en plus présents. De plus, les soins médicaux sont de plus en plus délégués à d’autres professions ou réalisés à distance grâce aux nouveaux moyens technologiques. Ce système occasionne aussi une disparité entre les diverses disciplines médicales. Enfin ce système crée des inégalités entre les différentes professions médicales. La plupart des médecins y voient une émulation nécessaire pour se motiver au travail. Toutefois, certains médecins comme ceux des CLSC sont payés en salaire. De plus, il faut remarquer que les médecins sont à toutes fins pratiques, dépendants de l’état pour leur rémunération. Un autre système est donc envisageable, soit par capitation, soit salariale. Ce système de rémunération doit prendre en compte l’évolution de la médecine.
Proposition Santé-Sherbrooke 3
Considérant que
- La population québécoise compte plus de personnes âgées
- Le privé s’investit de plus en plus dans les soins à apporter aux personnes âgées, notamment dans la construction de résidences pour personnes âgées
Québec Solidaire propose d’offrir des services publics accrus pour les personnes âgées afin que celles-ci aient accès à des services adaptés selon leurs besoins et leurs choix face à leur vieillissement. Ces services devront être disponibles aussi bien à domicile, dans des coopératives d’habitation, dans des résidences dédiées aux personnes âgées ou en CHSLD.
Argumentaire : Le droit à la santé doit nous accompagner tout au long de notre vie. Il faut éviter que lors du vieillissement les soins publics soient seulement pourvus par les CHSLD. L’attribution de ces soins est restrictive et ils ne sont disponibles que pour les personnes âgées nécessitant beaucoup de soins. Or des soins plus légers doivent être disponibles pour permettre aux personnes âgées de vivre dignement leur vieillesse notamment chez elles. On peut penser en particulier aux soins médicaux mais aussi aux soins liés à l’autonomie. Actuellement le secteur privé s’engouffre dans ce secteur ce qui à court terme apportera une grande disparité entre les personnes âgées, pour l’accès à un vieillissement réussi. De plus l’exigence de rentabilité du secteur privé va à l’encontre de soins de qualité et risque de n’être offert qu’aux personnes âgées les « plus intéressantes ».
Proposition Santé-Sherbrooke 4
Considérant que
- La santé est un droit pour chacun
- Les services aux urgences sont engorgés
- La population vit une forte inégalité dans l’accès aux soins de santé selon qu’elle a ou non accès à un médecin de famille
Québec Solidaire propose de mettre en œuvre des stratégies pour s’assurer que les services de première ligne soient accessibles à tout le monde.
Argumentaire : L’accès aux soins de santé est de grande nécessité et connaît depuis plusieurs années une grande pénurie. Toutes les tranches de la population et notamment les jeunes familles, les femmes et les personnes âgées sont désemparées quand elles ne peuvent accéder à un médecin de famille. Le réseau des GMF (Groupe de médecins de famille) a temporairement comblé un vide. Toutefois, encore trop de monde se retrouve sans accès aux médecins de famille avec les conséquences désastreuses que l’on connaît sur la santé et sur les coûts, quand la solution de rechange devient l’urgence dans les hôpitaux. Les accès à des consultations sans rendez-vous deviennent de plus en plus difficiles et pourtant indispensables pour la population.