par Mercier
Proposition Justice sociale
Questions :
1.2.1 Devrait-on privilégier des programmes universels ? des programmes ciblés ?
1.2.1.1 Y a-t-il lieu d’ajouter des mesures? Si oui, lesquelles et selon quelle formule?
1.2.1.2 Les mesures et programmes existants devraient-ils être améliorés? Si oui, lesquels?
Pour un revenu minimum garanti et inconditionnel au Québec
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Pour un droit à un revenu suffisant
Dans la plupart des centres urbains du Québec, on compte un nombre inquiétant de personnes itinérantes : des hommes, des femmes et des jeunes. Le spécialiste des politiques sociales canadiennes et québécoises, Georges Campeau notait récemment que le niveau de base de l’aide sociale qui était de 507$ en 1989 est maintenant de 564$ en 2010 alors qu’il devrait s’élever à 822$ s’il avait été pleinement indexé.
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Le mythe des programmes volontaires
Le gouvernement du Québec a fait un choix déterminant en 1989 en empruntant la voie du work-fare, autrement dit l’insertion à l’emploi. Les portes-paroles de Québec Solidaire ont souvent dénoncé cette orientation dans la mesure où les prestataires sur l’aide sociale se trouvent ni plus ni moins dans l’obligation de participer à ces mesure d’insertion même si en apparence, elles sont volontaires. Lorsqu’on fait le calcul, une augmentation de plusieurs centaines de dollars par mois fait une différence importante pour fixer un choix entre travailler et ne pas travailler.3
Après avoir favorisé depuis plus de 20 ans ces mesures d’insertion à l’emploi, il faut questionner la validité et la pertinence de ces programmes. D’une manière générale, les personnes participantes ont-elles réussie à se sortir de la pauvreté? Le seul fait de travailler est-il suffisant pour se sortir de la pauvreté? Rien n’est moins sûr.
Il importe aujourd’hui de faire une distinction entre le revenu et le travail. Nous ne rejetons évidemment pas les programmes de formation permettant aux citoyens et aux citoyennes du Québec de consolider leur aptitude au travail. Mais ces programmes ne devraient pas devenir les moyens de survie économiques de ces citoyens. Hors des programmes d’insertion, il devrait y avoir un salut.
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Pour la reconnaissance du droit à la sécurité économique.
Le droit à la sécurité économique est souvent occulté dans les débats récents sur les enjeux démocratiques. Pourtant, il s’agit d’un enjeu important : la question du revenu est un des déterminants les plus importants de la santé des citoyens et des citoyennes. À travers le monde, il est entendu aujourd’hui que les pays dont les inégalités sociales sont les plus profondes sont les pays aux prises avec les problèmes de santé et sociaux les plus importants. Dans un contexte de crise financière mondialisé, il serait important de mettre la question de la sécurité économique des plus démunies en tête de l’ordre du jour de nos débats. La meilleure manière d’y accorder une priorité est de réclamer un revenu minimum garanti et inconditionnel.
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Une utopie?
Qui aura droit à ce revenu minimum garanti? Certains diront qu’accorder un revenu inconditionnel à tous et à toutes ne peut se réaliser car cela causerait un chaos économique important. Il faudrait siphonner tous les coffres de l’État pour financer le programme. Par ailleurs, peut-être que beaucoup de citoyens et de citoyennes refuseraient de travailler ce qui pourrait causer un problème de pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs d’activités et causer un désordre sur le plan social. La reconnaissance de revenu minimum garanti ne signifie pas qu’une solution à un problème puisse causer des dommages collatéraux énormes. Dans ce sens, le gouvernement brésilien nous donne un exemple d’une application graduelle de ce droit à un revenu décent en commençant par les plus démunis de la société brésilienne pour se rendre ensuite vers une couverture plus large de ce droit sans compromettre pour autant l’économie brésilienne.
Proposition
Revenu minimum garanti et inconditionnel
Augmentation du revenu de base pour les personnes bénéficiant au Québec des programmes d’aide sociale afin qu’elles obtiennent d’un minimum de 17,500 par année. c’est-à-dire du revenu équivalent au seuil de pauvreté pour une personne seule.
Accorder un revenu minimum de base de 17,500 par année sans aucune condition de participation à un programme d’insertion à l’emploi ou de formation. La participation à ces programmes sera rémunérée comme un ajout au revenu minimum.
Application graduelle du droit à un revenu minimum garanti et inconditionnel aux différentes couches des personnes vivant la pauvreté au Québec, qu’elles soient travailleuses ou non.
Contributeurs-trices:
Assar Santana
Marlène Lessard
René Charest
Mario Jodoin
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