par Contribution individuelle
Éducation
Il est important que Québec Solidaire développe une vision alternative de l’éducation. Il faut d’abord faire face à la musique et reconnaître malgré les pas de géant accomplis en éducation au Québec en quelques décennies que certains aspects demeurent un douloureux échec collectif. Il en est ainsi du taux alarmant de décrochage scolaire en particulier chez les garçons. Il est également déprimant de constater la faible maîtrise de la langue française chez nos finissants du secondaire et même au niveau collégial ou universitaire. On peut aussi décrier la diplomation à rabais.
La mode des réformes orchestrée par des bureaucrates du Ministère de l’éducation loin des écoles et qui doivent justifier leurs gros salaires a coûté cher à des générations d’étudiants(es). Il faut également reconnaître l’échec des polyvalentes comme usines éducatives et ces dernières devraient être détruites pour donner place à des écoles secondaires d’au maximum 500 élèves où le sentiment d’appartenance serait accru et l’encadrement des étudiants grandement facilité.
Il est aussi important de revoir les rôles du secteur public et du secteur privé en éducation. Des familles aisées et de classe moyenne optent pour l’éducation privée pour leurs enfants surtout au secondaire et ce, pour plusieurs raisons dont les lacunes de l’école publique et notamment le manque d’encadrement des élèves. Tout en acceptant l’existence des écoles privées comme acquis historique ces dernières devront dorénavant s’autofinancer à 100%. Les ressources ainsi libérées pourront alors être redirigées vers le secteur public pour notamment diminuer le nombre d’élèves par classe et apporter le support nécessaire aux élèves en difficulté. Le retour d’élèves du secteur privé au secteur public permettra d’avoir un meilleur équilibre dans les classes des écoles publiques qui accueillent souvent proportionnellement un trop grande nombre d’élèves en difficulté pour pouvoir bien fonctionner et permettre aux enseignants d’être des professeurs avant d’être des éducateurs spécialisés tout en ayant le soutien spécialisé nécessaire.
On pourrait même aller jusqu’à remettre en question l’école elle-même comme lieu d’apprentissage et réfléchir ensemble sur le curriculum que nous voulons transmettre aux jeunes au XXIe siècle et déterminer quels sont les aspects qui relèvent de la famille et de la société, cette dernière ayant à inventer les lieux où se feraient le mieux les apprentissages. L’éducation des jeunes après quelques siècles consiste encore trop à s’asseoir à son pupitre et à écouter le professeur en avant. En plus de valoriser l’intelligence intellectuelle le processus d’apprentissage devrait également valoriser les différentes formes d’intelligence. Chaque jeune devrait être accompagné dans son développement personnel et ses apprentissages en fonction de ses habiletés, forces et faiblesses pour accroître son estime de soi et sa confiance en soi si essentielles pour la poursuite de sa vie personnelle et professionnelle. En plus de la dimension intellectuelle, il est essentiel d’accorder une plus grande place à la dimension physique ( plein air, sport ), et également au monde émotionnel notamment par l’expresssion artistique. Les meilleurs lieux pour faire ces apprentissages actuellement assumés par l’école pourraient encore l’être à l’école mais également peut-être dans d’autres lieux à trouver sinon à inventer.
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