par QS Verdun Santé
3.3.2 Comment assurer que les différents ministères travaillent de manière concertée pour agir efficacement sur les déterminants sociaux de la santé qui ne relèvent pas du ministère de la Santé et des Services sociaux ?
ANALYSE
La vision de la santé qui prévaut est hôpital-centrée, axée autour de l’offre de soins. Beaucoup de financement va vers les hôpitaux et moins vers la première ligne et le communautaire, qui sont appelés à absorber les conséquences du fameux virage ambulatoire (les patients congédiés trop vite de l’hôpital, pas toujours parfaitement stabilisés, qui ont besoin de services de réadaptation et de suivi).
En 2008 seulement 3,9% du budget national de la santé et des services sociaux était destiné à la santé publique, qui comprend les programmes de prévention et de promotion de la santé; et de la santé et de la sécurité en milieu de travail.
Les ressources vont essentiellement aux services curatifs. Le système de soins de santé et de services sociaux prend plus de 95% du budget du MSSS alors qu’il ne contribuerait que pour environ 10% à l’amélioration de l’état de santé.
En parallèle, ne sont pas considérés «médicalement requis» des services de dentisterie, nutrition, ergothérapie, physiothérapie, psychothérapie, orthophonie, ergothérapeutes. Les professionnels dans ces domaines contribuent énormément au maintien de la santé.
Améliorer les conditions de vie pourrait contribuer pour 70% à l’amélioration de l’état de santé.
Plusieurs conditions de vie tels que revenu (pauvreté et surtout les inégalités), logement et aménagement urbain ont leur origine en dehors du secteur de la santé et elles requièrent des actions avant que les problèmes de santé ne se fassent sentir.
PROPOSITIONS
Adopter une vision beaucoup plus globale, axée autour de générer de la santé, donc une approche préventive qui joue sur les déterminants sociaux de la santé (revenu, logement, scolarité, emploi, réseau de soutien, environnement incluant accès à une nourriture saine et lutte à la sédentarité).
Renforcer le pouvoir d’influence du MSSS sur les autres secteurs afin qu’ils agissent en faveur de la prévention et la promotion de la santé.
Créer un Ministère de la promotion de la santé qui agirait comme filtre auprès de tous les projets et programmes des autres Ministères qui peuvent avoir un impact sur la santé de la population. Ce Ministère serait financé adéquatement et aurait des pouvoirs d’agir sur les autres Ministères dans l’intérêt de la santé publique.
Instaurer un programme de couverture universelle et accessible dans les domaines de la dentisterie, nutrition, ergothérapie, physiothérapie, orthophonie et psychothérapie.
En cas de maladie, assurer à des travailleurs et travailleuses autonomes une couverture d’assurance emploi comparable à celle des conventions collectives.
Aucune autre contribution citoyenne n’a été publiée pour la perspective .
Toutes les contributions citoyennes